Trois établissements scolaires de Gironde ciblés par des fausses alertes à la bombe
Le début du mois de mars a été marqué par une série inquiétante de fausses alertes à la bombe dans des établissements scolaires de la Gironde. Lundi 2 et mardi 3 mars, trois écoles ont été visées par des messages menaçants envoyés par courriel, provoquant des évacuations et mobilisant inutilement les services de secours et de sécurité.
Des évacuations successives et perturbantes
Lundi 2 mars, en début d'après-midi, le lycée privé Edgar-Morin situé à Darwin, dans le quartier de Bordeaux, a dû être évacué après la réception d'un message menaçant. La cinquantaine d'élèves présents ainsi que les personnels ont été mis en sécurité le temps que la police procède aux vérifications nécessaires. L'établissement a pu être réintégré une heure plus tard, une fois le doute levé.
Ce mardi 3 mars, le collège public Georges-Mandel, à Soulac-sur-Mer, a reçu un courriel menaçant annonçant que « tout allait péter », partiellement rédigé dans une langue étrangère. L'email a été envoyé vers 6 heures du matin, avant l'arrivée des élèves. L'alerte a été donnée rapidement et la gendarmerie a effectué les recherches et vérifications requises.
Un peu plus tard dans la matinée, vers 9h50, exactement le même message a été adressé au collège public Alfred-Mauguin, à Gradignan. Les 500 élèves ont été évacués sans délai. La police est intervenue promptement et les fouilles ont confirmé qu'il s'agissait d'un canular. Les cours ont pu reprendre vers 11 heures.
Une recrudescence préoccupante de ces canulars
Ces fausses alertes à la bombe se multiplient depuis le retour des vacances de février. Il est à noter que les collèges Georges-Mandel et Alfred-Mauguin avaient déjà été ciblés la semaine précédente, ce qui souligne une tendance alarmante.
Dans un communiqué commun publié récemment, la préfecture et le rectorat ont rappelé avec fermeté que ces fausses alertes « mobilisent inutilement les forces de l'ordre et de secours pendant plusieurs heures et retardent les éventuelles interventions auprès de ceux qui en ont vraiment besoin ».
Des conséquences juridiques et disciplinaires sévères
Pour chacun de ces canulars, des plaintes sont systématiquement déposées et des enquêtes sont ouvertes. Les auteurs de tels agissements risquent des sanctions très lourdes.
- Le fait de communiquer ou de divulguer une fausse information dans le but de faire croire qu'une destruction, une dégradation ou une détérioration dangereuse pour les personnes va être ou a été commise constitue un délit.
- Ce délit est passible de deux ans d'emprisonnement et de 30 000 euros d'amende.
- Les auteurs, et le cas échéant leurs responsables légaux, devront assumer le remboursement des dépenses engagées lors de ces alertes.
- Si un ou plusieurs élèves sont identifiés comme responsables, ils seront immédiatement présentés devant un conseil de discipline.
Les autorités insistent sur la gravité de ces actes, qui perturbent non seulement la vie scolaire mais engendrent aussi des coûts substantiels et détournent des ressources essentielles des services d'urgence.



