Drame de la marche aquatique dans le Finistère : un bilan toujours lourd
Le drame survenu jeudi sur la plage des Blancs Sablons, dans le Finistère, continue de susciter l'émotion. Sur les huit participants à une séance de marche aquatique, cinq sont toujours hospitalisés à Brest ce vendredi. Le pronostic vital de l'une d'entre elles, une femme, reste engagé. Deux personnes ont perdu la vie, dont un homme de 66 ans et une femme, tous deux membres du groupe.
Les circonstances du drame
Selon les informations recueillies par Le Télégramme, le groupe était composé de huit personnes, âgées de la soixantaine à 80 ans, toutes originaires de Brest ou des communes environnantes. Ils pratiquaient régulièrement la marche aquatique, mais sans être encadrés par un club. La sortie a viré au drame en raison de conditions météorologiques difficiles : vent fort et houle importante.
Le premier incident est survenu lorsqu'une des participantes a été victime d'une crise de tétanie après le passage d'une vague plus forte que les autres. Plusieurs membres du groupe ont tenté de lui porter secours, mais ils ont été à leur tour submergés par les vagues. Un seul des huit a échappé à l'enchaînement tragique.
Un couple qui devait se marier
Parmi les deux victimes décédées, un homme de 66 ans, habitant de Guilers, participait à la sortie avec sa compagne de 59 ans. Le couple devait se marier ce week-end. L'autre victime est une femme brestoise. Les identités des victimes et des rescapés ont été difficiles à établir, car aucun d'eux ne portait de papiers d'identité sur eux au moment du drame.
Bilan hospitalier
Des cinq personnes hospitalisées, deux l'ont été en urgence absolue. Il s'agit de deux femmes, dont l'une est toujours en danger vital ce vendredi midi. Les trois autres, un homme et deux femmes, sont hospitalisés en urgence relative. Les services de secours ont rapidement été mobilisés sur la plage des Blancs Sablons, une zone réputée pour ses courants et sa houle.
Ce drame rappelle les dangers de la marche aquatique, ou longe-côte, pratiquée souvent sans encadrement. Les participants, qui ont de l'eau jusqu'à mi-corps ou aux aisselles, peuvent être facilement déstabilisés par des vagues soudaines. La Fédération française de randonnée pédestre, par la voix de son référent régional Marc Bugnard, a souligné que les victimes étaient des pratiquants réguliers mais non membres d'un club, et donc sans encadrement professionnel.



