Dominique Boutonnat fixé sur son sort en appel pour agression sexuelle
Dominique Boutonnat fixé sur son sort en appel

L'ancien président du Centre national du cinéma et de l'image animée (CNC), Dominique Boutonnat, saura le 3 juillet 2026 si la cour d'appel confirme ou infirme sa condamnation pour agression sexuelle sur son filleul. En première instance, il avait été condamné à trois ans de prison, dont un an ferme, assorti d'une mise à l'épreuve de deux ans.

Les faits reprochés

Les faits remontent à 2018. Le plaignant, alors âgé de 16 ans, accusait son parrain, Dominique Boutonnat, de l'avoir agressé sexuellement à plusieurs reprises. L'ancien haut fonctionnaire, âgé de 54 ans, a toujours nié les faits, évoquant une relation consentie. La défense de Boutonnat a plaidé l'absence de preuves matérielles et la fragilité du témoignage de l'accusateur.

Le parcours de Dominique Boutonnat

Dominique Boutonnat a dirigé le CNC de 2019 à 2025, une période marquée par la crise du Covid-19 et la réforme du financement du cinéma. Il a démissionné après sa condamnation en première instance, en septembre 2025. Son procès en appel s'est tenu en juin 2026 devant la cour d'appel de Paris.

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Les enjeux du procès en appel

La décision de la cour d'appel est attendue avec attention. Si la condamnation est confirmée, Dominique Boutonnat pourrait être incarcéré. En revanche, un acquittement pourrait lui permettre de retrouver une place dans le paysage culturel français. Les associations féministes et de lutte contre les violences sexuelles suivent de près cette affaire, qui illustre les difficultés de la justice face aux accusations d'agressions sexuelles.

Selon l'avocat de la partie civile, Me Sarah Mauger-Poliak, « le témoignage de mon client a été constant et crédible tout au long de la procédure. Nous espérons que la cour d'appel rendra une décision conforme à la gravité des faits. » De son côté, la défense de Boutonnat, représentée par Me Pierre-Olivier Sur, a plaidé que « la présomption d'innocence n'a pas été respectée en première instance ».

L'affaire a également eu des répercussions sur le monde du cinéma, où plusieurs personnalités ont pris position. Certains ont appelé à une réforme des procédures disciplinaires au sein du CNC, tandis que d'autres ont exprimé leur soutien à la victime présumée.

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