Dominique Alderweireld, connu sous le surnom de « Dodo la Saumure », est décédé dans la nuit du lundi 24 au mardi 25 août à Tournai, en Belgique, à l’âge de 77 ans. L’information a été confirmée mardi par son ancien avocat en France, Sorin Margulis, citant l’ex-compagne du proxénète, Béatrice Legrain.
Souffrant d’insuffisance cardiaque, l’ancien tenancier de maisons closes était devenu célèbre pour son implication dans l’affaire de proxénétisme dite du Carlton de Lille, qui avait impliqué en 2015 l’ancien directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn. Il avait été relaxé dans ce dossier, tout comme l’ex-patron du FMI.
Un parcours marqué par les procès et la provocation
Né le 5 février 1949 à Annoeullin, dans le Nord de la France, Dominique Alderweireld a raconté dans son ouvrage « Moi, Dodo la saumure » avoir traversé une « enfance difficile » dans différentes localités du département du Nord. Au tournant des années 2000, il s’est lancé dans le business des bars à hôtesses en Belgique, voyant dans la région lilloise « un réservoir d’un million d’habitants qui n’a qu’à traverser la frontière pour se dégourdir le poireau ».
C’est à cette époque qu’il a acquis son sobriquet, inspiré de la préparation saline dans laquelle trempent les maquereaux, surnom argotique des proxénètes. Jamais à court de provocations, il avait appelé l’un de ses clubs « DSK » (pour Dodo Sex Klub ou Dodo Saumure Klub) à Blaton, près de la frontière française, club fermé fin 2014. Il a toutefois toujours juré n’avoir jamais rencontré l’ancien patron du FMI.
Une fin de vie dans la misère
Dominique Alderweireld avait été condamné par une cour d’appel belge à une peine de cinq ans avec sursis pour proxénétisme en 2014. Dans l’affaire du Carlton à Lille, où plusieurs notables avaient profité de services de prostituées, il avait été accusé de proxénétisme aggravé mais finalement relaxé.
Personnage haut en couleur, il se définissait à la veille de son procès aux côtés de DSK en 2015 comme un « souteneur » toujours prêt à aider ses « filles » plutôt qu’un vulgaire proxénète. Il a terminé sa vie dans la misère, annonçant en juin dernier sur les réseaux sociaux être désormais à la rue. Il a ensuite été hospitalisé à Tournai, près de la frontière française, où il est décédé dans la nuit de lundi à mardi, selon Me Margulis.



