Dominique Alderweireld, connu sous le surnom de « Dodo la Saumure », est décédé mardi 25 août à l'âge de 77 ans à Tournai, en Belgique. L'information a été confirmée par son ancien avocat en France, Sorin Margulis, auprès de l'AFP, citant l'ex-compagne du proxénète, Béatrice Legrain. Souffrant d'insuffisance cardiaque, il est mort dans la ville belge où il résidait.
Une figure médiatique liée à l'affaire DSK
De nationalité française et tenancier de maisons closes en Belgique, Dominique Alderweireld avait été propulsé sur le devant de la scène médiatique française en raison de ses liens présumés avec l'ancien directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn. Son nom est étroitement associé à l'affaire dite du Carlton de Lille, dans laquelle plusieurs notables avaient bénéficié des services de prostituées.
Dans le cadre de ce procès, il avait été accusé de proxénétisme aggravé. En juin 2015, il avait été relaxé par la justice française. Toutefois, son parcours judiciaire ne s'arrête pas là : en septembre 2014, une cour d'appel belge l'avait condamné à une peine de cinq ans avec sursis pour des faits de proxénétisme.
Une vie marquée par la justice et la notoriété
Le surnom « Dodo la Saumure » lui avait valu une certaine célébrité, entretenue par sa comparution dans cette affaire qui avait défrayé la chronique. Son décès survient plus d'une décennie après les faits qui l'avaient rendu célèbre. Son ancien avocat a tenu à rendre hommage à celui qu'il a défendu, évoquant un homme complexe.
La disparition de Dominique Alderweireld clôt un chapitre judiciaire et médiatique singulier. Béatrice Legrain, son ex-compagne, a été la source de cette information auprès de ses proches. Les circonstances de son décès, liées à son état de santé, ont été précisées par son entourage.
Un héritage judiciaire contrasté
L'affaire du Carlton de Lille avait mis en lumière les pratiques de certains notables et les réseaux de prostitution. La relaxe de « Dodo la Saumure » en 2015 avait été perçue comme un rebondissement majeur dans ce dossier très médiatisé. La condamnation belge de 2014, bien que prononcée avec sursis, avait néanmoins marqué son parcours.
Son décès à Tournai, où il vivait, met un terme à une existence marquée par les démêlés avec la justice. Les proches du défunt ont été informés, et la nouvelle a été rendue publique ce mardi 25 août. L'ancien proxénète laisse derrière lui une histoire complexe, entre ombres judiciaires et notoriété soudaine.



