Deux frères de 8 et 11 ans ont été retrouvés séquestrés dans un appartement à Zurich en février 2026, selon le média suédois Dagens Nyheter. Leur père les enfermait chaque jour dans une pièce pendant qu'il travaillait, sans accès à la nourriture, à l'eau ou aux toilettes. L'affaire n'a été révélée par la presse suédoise que le 10 août.
Des années de signalements avant le drame
Cette affaire est l'aboutissement de plusieurs années de signalements à l'encontre de la famille. Dès 2019, les crèches, écoles et polices de la région de Stockholm ont été recensées. Au total, 26 signalements ont été rapportés aux services sociaux, menant à près d'une quinzaine d'enquêtes sur la situation des enfants.
La mère avait obtenu la garde exclusive des enfants en 2022. Deux ans plus tard, le père a choisi de les emmener vivre en Suisse, malgré l'interdiction de voyager des mineurs imposée par les services sociaux. C'est là-bas que leur calvaire a pris fin en février 2026.
Le signalement du propriétaire a tout déclenché
Comme le rapporte Le Parisien, c'est grâce à un signalement du propriétaire de l'appartement de Zurich que les enfants ont pu être retrouvés et mis en sécurité. Ils étaient séquestrés dans une seule pièce pendant des heures, sans accès à la cuisine ni aux toilettes, et ne pouvaient ni boire ni manger. La porte était verrouillée par un cadenas et les fenêtres étaient occultées de la lumière du jour.
Une forte odeur d'urine était présente dans la pièce, laissant penser que les enfants y faisaient leurs besoins. Les deux mineurs ont été retrouvés par la police suisse à Zurich en février.
La mère dit tout ignorer, le père jugé
Face à la justice suédoise, la mère de famille dit qu'elle ignorait tout des conditions de vie de ses fils à Zurich. En revanche, elle a affirmé qu'elle comptait se marier avec le père. Ce dernier a été jugé et a obtenu une peine de deux ans avec sursis.
Quant aux enfants, ils ont été placés en foyer et n'ont plus de contact avec leurs parents. Cette affaire soulève des questions sur l'efficacité des signalements et des enquêtes sociales qui n'ont pas empêché la séquestration.



