Le député de La France insoumise (LFI) Sébastien Delogu a été placé en garde à vue, jeudi 13 février, après l'interpellation de son voisin de palier à Marseille. Les faits se sont déroulés dans le 3e arrondissement de la ville, où l'élu réside. Deux versions des événements s'opposent, celle du député et celle de son voisin.
Une interpellation qui tourne mal
Selon la version du député, il est intervenu après avoir été alerté par des cris provenant du palier. Il aurait alors aperçu son voisin en train d'être interpellé par des policiers. Estimant que l'interpellation était violente, il serait intervenu pour s'interposer, en sa qualité d'élu de la République.
Le voisin, lui, donne une tout autre version. Il affirme que le député a agi de manière agressive, sans raison valable, et qu'il a entravé le travail des forces de l'ordre. Il a déposé plainte contre le député pour violences et menaces.
Une plainte déposée et une enquête ouverte
Après cette altercation, le voisin a déposé plainte auprès du commissariat du secteur. Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances exactes de l'incident. Le parquet de Marseille a confirmé l'ouverture d'une enquête, confiée à la police judiciaire.
Le député, de son côté, a été placé en garde à vue dans le cadre de cette enquête. Il a été entendu par les enquêteurs pendant plusieurs heures avant d'être relâché sans poursuites à ce stade. Il conteste les faits qui lui sont reprochés et affirme avoir agi dans le cadre de ses fonctions d'élu.
Une affaire politique sensible
Cette affaire intervient dans un contexte politique tendu, alors que Sébastien Delogu est une figure montante de LFI à Marseille. Il est notamment connu pour ses actions coup de poing à l'Assemblée nationale, comme lorsqu'il avait brandi un drapeau palestinien en juin 2024.
L'élu a réagi sur les réseaux sociaux, dénonçant une « instrumentalisation » et affirmant qu'il n'a fait que son devoir de citoyen. Il a également annoncé qu'il allait porter plainte pour dénonciation calomnieuse contre son voisin.
L'enquête se poursuit pour faire la lumière sur cette affaire. Les auditions des témoins et des protagonistes devraient permettre de déterminer les responsabilités de chacun. En attendant, cette affaire pourrait avoir des répercussions politiques pour le député, qui est candidat à la présidence de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur pour les élections de 2027.



