Dealer interpellé à Alès : le tribunal lui donne une dernière chance
Dealer à Alès : le tribunal lui donne une dernière chance

Un jeune homme de 18 ans, originaire de Manosque, a été jugé en comparution immédiate lundi 1er juin au tribunal d'Alès pour trafic de stupéfiants. Il avait déjà été condamné le 13 mai à Avignon à 18 mois de prison avec sursis probatoire pour des faits similaires. Interpellé le 28 mai rue Marcel-Paul, dans le quartier des Prés Saint-Jean, il était en possession de 77 grammes de résine de cannabis, 23 grammes de cocaïne et plus de 330 euros en liquide. Les policiers avaient assisté à plusieurs transactions avant son arrestation.

Un discours qui se répète

À la barre, le prévenu a reconnu les faits, affirmant qu'il vendait sous la contrainte d'un réseau pour rembourser une dette liée à une précédente interpellation. Il a déclaré vouloir tourner la page : "Je suis une personne qui ne veut pas rester dans ça ! Qui peut remonter la pente…" Cependant, le substitut du procureur, Quentin Larroque, a relevé que ses propos étaient presque identiques à ceux tenus devant les magistrats d'Avignon. "Il a bien appris sa leçon et la récite de nouveau aujourd'hui. Avec le ton et la présentation adaptée. Si la première fois ça suscite de l'intérêt, la deuxième fois, ça devient une farce. Surtout dix jours après !" a-t-il lancé.

Le parquetier a également rappelé que le jeune dealait à l'endroit même où des tirs avaient eu lieu le week-end précédent, ajoutant : "Finalement, la prison, ça vous a peut-être sauvé la vie !" Il a requis deux ans de prison, un maintien en détention et une interdiction de séjour à Alès pendant cinq ans.

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La défense plaide pour une seconde chance

Me Karim Derbal, avocat de la défense, a plaidé pour une détention sous bracelet électronique, estimant que son client méritait d'être cru : "Tous les jours, des jeunes sont amenés, contraints, sur des points de deal. Celui-là, pourquoi on ne le croirait pas ?" Il a ajouté : "Moi, je pense qu'on peut encore le récupérer."

Une dernière chance accordée par le tribunal

Après délibération, la présidente Cécile Baessa a annoncé : "Le tribunal a décidé de vous donner une toute dernière chance !" Le jeune homme a été condamné à un an de prison à effectuer sous surveillance électronique à domicile, avec plusieurs obligations, notamment l'interdiction de se rendre dans le Gard pendant cinq ans. Il évite ainsi l'incarcération.

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