Le compagnon d'une ancienne nageuse, âgée d'une quarantaine d'années, a révélé ce samedi 20 juin son décès, survenu lundi dernier. La femme avait déposé plainte pour viol contre son ex-entraîneur de natation en 2024. Selon le compagnon, la mort est intervenue dans un contexte de souffrance liée à l'affaire judiciaire. "Elle est décédée des suites du mal-être enduré par cette affaire judiciaire", a-t-il déclaré.
Une plainte déposée en 2024 pour des faits anciens
L'affaire débute en novembre 2024, lorsqu'une ancienne nageuse du Nautic club nîmois dépose plainte au commissariat de Toulouse contre son entraîneur de natation pour des viols et agressions sexuelles commis entre 1995 et 1999, alors qu'elle était âgée de 11 à 15 ans. La procureure de la République de Nîmes avait précisé que le parquet de Nîmes avait saisi le service local de police judiciaire (brigade de protection de la famille) en avril 2025.
Six autres victimes présumées
Au cours des auditions réalisées, six autres femmes, aujourd'hui majeures, ont révélé avoir été victimes d'agressions sexuelles alors qu'elles étaient entraînées par le même entraîneur entre 1994 et 2009. Une procédure relative à des faits de corruption de mineur commis en 2022 au préjudice d'une jeune nageuse du Nautic club nîmois, émanant d'un autre parquet, a été jointe à l'enquête.
Mise en examen et contrôle judiciaire
L'ancien entraîneur a été interpellé à son domicile parisien le 18 novembre 2025 et placé en garde à vue. Durant celle-ci, il a contesté l'ensemble des faits reprochés. Présenté au magistrat instructeur, il a été mis en examen pour viol sur mineur par personne ayant autorité, agression sexuelle sur mineurs par personne ayant autorité et corruption de mineur. Le parquet avait requis son placement en détention provisoire, mais il a été laissé libre et placé sous contrôle judiciaire, comme l'avait plaidé son avocat, Me Hugo Ferri, devant le juge des libertés et de la détention. L'avocat pénaliste nîmois a rappelé le principe de présomption d'innocence.
Le compagnon déterminé à poursuivre
Malgré le décès de la plaignante, son compagnon compte poursuivre l'action judiciaire. Il souhaite "porter le flambeau de sa femme disparue" et continuer à lutter contre les violences sexuelles faites aux enfants.



