Un Cévenol condamné pour conduite sous stupéfiants
Le tribunal judiciaire d'Alès a condamné un homme de 32 ans à neuf mois d'emprisonnement, dont cinq avec sursis probatoire, pour conduite sous l'emprise de cannabis et de cocaïne. Les faits se sont déroulés le mercredi 6 mai, lors d'un contrôle routier à Saint-Jean-du-Gard. Le prévenu, un maçon domicilié dans cette commune, a été interpellé par les gendarmes alors qu'il conduisait sous l'effet de stupéfiants.
Un récidiviste devant la justice
Lors de son procès en comparution immédiate, jeudi 7 mai, l'homme a fondu en larmes dans le box. Le président du tribunal, Simon Lanes, a qualifié l'affaire de « très simple » et « sans paroles ». Le prévenu, déjà condamné à plusieurs reprises pour des faits similaires, a reconnu avoir fumé du cannabis et pris de la cocaïne le week-end précédent. Il a exprimé des regrets, mais le parquet a souligné qu'il n'avait pas tenu compte des avertissements de la justice.
Le substitut Quentin Larroque a requis cinq mois de prison ferme avec mandat de dépôt, estimant que le prévenu constituait un danger pour la société. « Il n'est plus apte, dans l'immédiat, pour la liberté », a-t-il déclaré. La défense, représentée par Me Sophie Bonnaud, a plaidé pour un aménagement de peine sous bracelet électronique, insistant sur la nécessité de soins. « Il a besoin de reprendre des soins, pas de rester longtemps en prison », a-t-elle argumenté.
Une peine de prison ferme
Le tribunal a suivi les réquisitions du parquet en partie, condamnant le prévenu à neuf mois d'emprisonnement, dont cinq avec sursis probatoire, et a délivré un mandat de dépôt. L'homme, père de deux jeunes enfants, a été incarcéré. Son avocate a exprimé sa désolation face à cette situation, soulignant que son client n'était jamais passé par la case prison auparavant. Cette affaire illustre les conséquences graves de la récidive en matière de conduite sous stupéfiants.



