Le jeune alpiniste Maël Le Lagadec, âgé de 18 ans et habitant à Montauban (Tarn-et-Garonne), a exprimé sa frustration après avoir découvert que la croix qu'il avait installée au sommet du pic d'Aneto, le plus haut sommet des Pyrénées, avait été vandalisée. Installée le 10 mai, elle a été retrouvée jetée en contrebas le 22 mai, soit seulement douze jours plus tard.
Un acte de vandalisme incompréhensible
« Je ne comprends pas un tel manque de respect », a déclaré Maël Le Lagadec, peiné pour les nombreuses personnes impliquées dans ce projet. La croix, sculptée dans le bois par ses soins, avait été portée sur son dos jusqu'à 3 400 mètres d'altitude pour remplacer l'ancienne croix datant de 1951, volée mi-avril. Mesurant 1,10 mètre de haut, 70 centimètres de large et pesant 35 kilogrammes, elle symbolisait pour beaucoup un attachement profond à la montagne.
Des alpinistes espagnols solidaires
Des alpinistes espagnols, découvrant l'acte de vandalisme, ont récupéré la croix et l'ont remontée à son emplacement d'origine. Maël Le Lagadec, touché par ce geste, envisage désormais de retourner au sommet avec une équipe pour mieux sceller la croix afin qu'elle soit indéboulonnable. « Encore une fois, l'irrespect de quelques-uns vient salir un symbole qui représente bien plus qu'un simple morceau de bois », a-t-il ajouté, soulignant que la plupart des personnes sont respectueuses de ce symbole, mais qu'une seule suffit à détruire et blesser toute une communauté.



