Le tribunal correctionnel de Béziers a condamné, lundi 11 mai, un homme de 30 ans à dix-huit mois de prison ferme pour une course-poursuite de quarante minutes. Le prévenu, sans permis et alcoolisé, a circulé jusqu’à 170 km/h avant de percuter un véhicule de police. Il encourait quatorze ans de prison pour ces faits commis en récidive.
Un périple dangereux entre Béziers et Vendres
Le 3 avril dernier, le prévenu est arrivé sur un barrage de police, au rond-point du Taureau, dans Béziers. Il a alors pris la fuite, avec trois personnes à bord de sa voiture, en commettant d’innombrables infractions au code de la route. Il a circulé notamment à environ 140 km/h en ville et parfois 170 km/h en fuyant vers Sérignan, pour arriver jusque Vendres où il fait descendre sa passagère. Selon les témoignages des policiers, celle-ci a été éjectée du véhicule.
Des manœuvres dangereuses et un refus d'obtempérer prolongé
Le fuyard a pris des ronds-points en sens inverse, grillé des feux rouges, mais aussi pris des virages à très grande vitesse en tournant au frein à main. Quand il a été interpellé, en revenant vers Béziers, dans le quartier de la Grangette, après plus de quarante minutes de course-poursuite, il a délibérément percuté la voiture des policiers, qui a été quasiment détruite. Les réparations sont estimées à plus de 6 000 euros.
Un conducteur sous l'emprise de l'alcool et de drogues
Lors des contrôles de routine, il s’est avéré que le conducteur circulait en état d’ébriété avec un taux de 1,10 g d’alcool dans le sang et sous l’emprise de stupéfiants. Sa voiture n’était pas assurée, le contrôle technique n’avait pas été effectué et il conduisait sans permis de conduire, celui-ci ayant été suspendu par la préfecture. Tous ces faits ont été commis en récidive.
La réaction du prévenu face à la justice
Interrogé par la présidente du tribunal sur la peine encourue, le prévenu a répondu calmement : "Oui, sept ans fois deux, puisque je suis en récidive. Le juge me l’a dit quand il m’a placé en détention. En fait, je ne me suis pas arrêté parce que j’avais peur pour mon permis." Concernant les policiers blessés, il a déclaré : "Je ne leur ai pas foncé dedans, je voulais partir. Je ne savais pas que ça finirait comme ça."
Une condamnation sévère mais inférieure aux réquisitions
Le représentant du ministère public avait requis une peine de prison de quatre ans à l’encontre du prévenu, dont douze mois assortis d’un sursis probatoire de deux ans. Il avait aussi demandé l’annulation du permis de conduire et diverses amendes. Le tribunal a finalement condamné l'homme à trente mois de prison, dont douze mois assortis d’un sursis probatoire de deux ans. Il devra repasser son permis de conduire, suivre un stage de sécurité routière et faire soigner ses addictions. Malgré la plaidoirie de son avocat, le prévenu est reparti en détention.



