Huit familles privées d'électricité depuis quatre jours à Clermont-l'Hérault
Coupure d'électricité prolongée à Clermont-l'Hérault

Une situation critique pour huit familles de Clermont-l'Hérault

Depuis le dimanche 15 février, cela fait exactement quatre jours que huit familles et plusieurs professionnels de la rue Émile Zola à Clermont-l'Hérault sont privés d'électricité. Cette coupure prolongée, qui affecte également la ligne téléphonique, plonge le quartier dans une situation particulièrement difficile.

La tempête à l'origine du désastre

L'incident trouve son origine dans la violente tempête qui a frappé la région dans la nuit du mercredi 11 au jeudi 12 février. Trois pins d'Alep, coupés et déracinés par la force des vents et des sols détrempés, sont venus s'abattre sur la ligne d'approvisionnement électrique du quartier. Ces arbres ont non seulement endommagé les câbles, mais ils obstruent également complètement la rue, rendant l'accès difficile.

Dès le petit matin du jeudi, les habitants ont multiplié les appels auprès d'Enedis et de leurs fournisseurs d'énergie. "J'ai téléphoné cinq ou six fois depuis le début et j'ai toujours la même réponse : demain on s'occupe de vous", raconte avec amertume Bernard Almes, propriétaire des arbres incriminés.

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Une intervention bloquée par des câbles dangereux

La situation est particulièrement complexe car, comme l'explique Bernard Almes : "Mon assurance est avisée, un élagueur est prêt à intervenir, le maire et le premier adjoint de la commune sont venus sur place avec les services techniques de la ville. Mais rien ne peut se faire sans l'intervention d'Enedis car le câble sous traction et semble-t-il encore sous tension traverse les branchages des arbres au sol."

Ce câble dangereux représente un risque supplémentaire dans cette rue fréquentée par de nombreux élèves qui l'empruntent comme raccourci pour rejoindre l'établissement scolaire Saint-Guilhem.

Des situations personnelles dramatiques

La coupure d'électricité a des conséquences graves sur la vie quotidienne des habitants :

  • Bernard Almes, qui souffre d'apnées du sommeil, ne peut plus utiliser son respirateur artificiel
  • Sa fille doit s'occuper d'Amaya, sa petite-fille de deux ans, dans des conditions précaires
  • Chantal Lebrun, 75 ans et vivant seule, doit se chauffer avec son four à gaz
  • Michel Belieres ne bénéficie que d'un voltage si faible qu'il ne peut alimenter qu'une seule ampoule
  • Josette Langlois, propriétaire de locaux commerciaux à l'arrêt, ne peut plus gérer les dossiers de patients en attente de matériel médical

Un isolement aggravé par les difficultés d'accès

Pour rejoindre leurs habitations, toutes proches de la D.609, les résidents doivent effectuer un détour important par la zone des Tanes Basses et finir par un chemin de terre. Cette difficulté d'accès complique encore davantage leur situation déjà précaire.

Tous les habitants concernés sont unanimes : ils attendent avec impatience une intervention rapide d'Enedis qui permettrait non seulement de rétablir l'électricité, mais aussi de tronçonner les arbres qui bloquent la rue.

Enedis face à de nombreux incidents

Un responsable du territoire contacté par téléphone a assuré qu'il allait s'inquiéter de ce dossier, tout en précisant que pour l'instant, le secteur fait face à un nombre exceptionnel d'incidents - entre 2 000 et 4 000 - à traiter suite au passage de la tempête. Cette situation explique en partie les délais d'intervention, mais n'apporte que peu de réconfort aux familles privées d'électricité depuis maintenant quatre jours.

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