Christopher Dubos, 56 ans, a été condamné mardi soir à Bastia à quatre ans de prison avec mandat de dépôt pour avoir envoyé 527 messages téléphoniques à caractère sexuel à une enfant de 9 ans, pendant deux mois en 2020. Au moment des faits, il était en couple avec la mère de la victime.
Des messages et des images découverts
Les faits ont été signalés par le centre aéré L'Arinella à Bastia, où des animatrices avaient repéré plusieurs messages à connotation sexuelle dans le téléphone de la fillette. Lors de la perquisition au domicile du prévenu, les policiers ont découvert une cinquantaine de photos et vidéos de l'enfant en sous-vêtements, dont un gros plan sur son entrejambe. Ils ont également trouvé des recherches Internet avec les mots-clés « teen nude » et « teen masturb outdoor ».
La victime témoigne
La victime, aujourd'hui adolescente, a pris la parole à la barre : « J'avais honte parce que je pensais que c'était ma faute. Cet homme a détruit ma vie. » Accompagnée par l'association Donne di Corsica et son avocate Me Johana Giovanni, elle a demandé la levée du huis clos pour médiatiser l'affaire et espère que son témoignage pourra « aider d'autres femmes à prendre la parole ».
Un profil inquiétant
Le prévenu, ancien militaire, compte six mentions à son casier judiciaire, dont une pour violences sur conjoint pour laquelle il a été condamné à cinq ans de prison avec sursis. Le président du tribunal lui a fait remarquer : « Vous avez un profil hyper-inquiétant », avant de lui demander s'il avait « fait ça avec d'autres jeunes filles ». Dubos s'est défendu : « Je ne suis pas un pervers sexuel. Si j'étais un pervers sexuel, on ne m'aurait pas accordé la garde de mon fils. » Il est père d'un garçon et d'une fille majeure.
La peine
Outre les quatre ans de prison, Dubos devra se plier à un suivi sociojudiciaire durant trois ans, assorti d'une peine de deux ans de prison en cas de non-respect. Il est également interdit d'entrer en contact avec la victime et d'exercer toute activité en lien avec des mineurs. Lors de l'audience, il a déclaré : « Je regrette ce que j'ai fait, j'étais immature. » Un non-lieu a été prononcé pour la partie du dossier concernant des viols dénoncés par la fillette.



