Agression d'un conducteur de tramway à Montpellier
Un conducteur de tramway de la ligne 1 à Montpellier a été agressé le lundi 21 juillet vers 22 heures à la station Mosson. Alors qu'il s'apprêtait à effectuer une relève avec un collègue, il a été pris à partie sur le quai par un individu qui l'a copieusement insulté en français et en arabe, le traitant notamment de "sale Arabe", de "vendu" et le menaçant de mort. L'agresseur aurait également crié qu'il allait le "planter".
La situation a brusquement dégénéré lorsque plusieurs témoins ont hurlé le mot "mouss", qui signifierait "couteau" en arabe. Le conducteur, âgé de 42 ans et de nationalité algérienne, a alors aperçu l'homme lui foncer dessus avec une arme à la main. Il a tenté de l'esquiver et de le maîtriser, mais l'agresseur est tout de même parvenu à lui porter un coup au niveau du ventre. Fort heureusement, la blessure s'est révélée sans gravité.
Après avoir pris la fuite, l'auteur présumé des faits, âgé de 29 ans, de nationalité algérienne également, a rapidement été interpellé par les policiers de la brigade anticriminalité (Bac), grâce au signalement précis de la victime. Sur lui, les policiers ont retrouvé un "pic", dont il aurait tenté de se débarrasser dès leur arrivée.
Un individu déjà connu pour des faits de violence
En garde à vue, l'agresseur a nié les faits en bloc. Pour autant, le parquet a ordonné son défèrement. Il a été placé en détention provisoire par le juge des libertés et de la détention dans l'attente d'une comparution immédiate devant le tribunal judiciaire. Selon nos informations, cet individu n'en serait pas à sa première affaire. Le 18 juin dernier, il avait déjà été déféré pour avoir lacéré gratuitement la capote d'un véhicule. Le propriétaire avait tenté de s'interposer mais il avait alors été menacé avec une arme blanche. Interpellé et déféré, le vingtenaire avait été remis en liberté sous contrôle judiciaire, une mesure manifestement restée sans effet.
Cette agression soulève des inquiétudes quant à la sécurité des personnels des transports en commun à Montpellier. Les syndicats de conducteurs réclament des mesures renforcées pour protéger les agents, notamment plus de caméras de surveillance et une présence policière accrue aux heures sensibles.



