Collégien poignardé à La Rochelle : l'état de la victime se stabilise après l'agression
Le collégien de 13 ans, poignardé mercredi dans l'enceinte de l'établissement public Beauregard à La Rochelle en Charente-Maritime par un élève du même âge, est sorti du bloc opératoire, a indiqué jeudi le parquet. Son état est désormais stable et la victime, qui n'est plus en urgence absolue, va pouvoir être entendue par les enquêteurs dans les prochaines heures.
Les détails de l'agression au couteau
La victime a été blessée à l'épaule et au ventre avec un opinel dans la cour du collège. « Aucun organe n'a été touché par la perforation provoquée par l'arme blanche », a précisé le procureur de la République à La Rochelle, Arnaud Laraize, dans un communiqué officiel. Au moment des faits, une professeure s'est immédiatement interposée pour séparer les deux adolescents, permettant au personnel éducatif de maîtriser rapidement l'agresseur.
L'agresseur placé en garde à vue prolongée
L'élève mis en cause a été interpellé sur place et placé en garde à vue du chef de tentative de meurtre. Cette garde à vue a été prolongée jeudi matin, « aux fins de poursuite des investigations », selon les précisions du parquet. Auditionné longuement par les enquêteurs mercredi, l'adolescent a reconnu l'agression au couteau et déclaré avoir agi par vengeance contre la victime qu'il n'appréciait pas depuis plusieurs années.
Un profil inquiétant et des antécédents de violence
Les deux élèves se connaissent depuis l'école primaire, selon les premières informations de l'enquête. Les investigations révèlent que l'adolescent agresseur apparaît avoir été lui-même victime de violences dans son enfance et être attiré par des idées extrémistes et violentes depuis quelque temps. Ce profil préoccupant fait l'objet d'une attention particulière des enquêteurs.
La réaction des autorités et le contexte national
Le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, a dénoncé mercredi un acte « inqualifiable » et souligné que 107 opérations de fouilles de sacs avaient été menées depuis le début de l'année scolaire en Charente-Maritime, dont une aux abords de ce collège avant les vacances d'hiver. Face à la recrudescence des signalements d'armes blanches dans les établissements scolaires, en hausse de 15% entre février 2024 et février 2025 selon les chiffres gouvernementaux, les contrôles ont été renforcés.
Plus de 500 armes blanches ont été saisies dans les écoles françaises entre mars et décembre derniers, témoignant de l'ampleur du phénomène. Cette agression intervient dans un contexte national de vigilance accrue concernant la sécurité dans les établissements scolaires, où les mesures préventives et les interventions des équipes éducatives sont régulièrement mises à l'épreuve.



