Le site Coco, fermé en 2024 après l'affaire Pelicot, a réapparu sous le nom de Cocoland. Le parquet de Paris a ouvert une enquête, confiée à l'unité nationale cyber de la gendarmerie. L'avocat du fondateur Isaac Steidl, mis en examen, affirme que son client est "étranger à l'ouverture" de ce nouveau forum.
Une enquête ouverte après les alertes
Mi-avril, la haute-commissaire à l'Enfance Sarah El Haïry avait alerté sur la résurgence du site, après les révélations de Ouest-France. Elle a qualifié ce retour de "faillite collective face à la pédocriminalité". L'association Face à l'inceste a salué l'enquête tout en déplorant que le site reste actif et accessible sans vérification d'âge.
La défense du fondateur
Me Julien Zanatta, avocat d'Isaac Steidl, a déclaré à l'AFP : "Mon client est totalement étranger à l'ouverture du site Internet en cause." Il estime que les poursuites sont "injustes et juridiquement infondées". Steidl a été mis en examen en janvier 2025 pour complicité de trafic de stupéfiants, diffusion d'images pédopornographiques, corruption de mineur et association de malfaiteurs.
Le contexte de l'affaire Coco
Coco était un site de chat sans inscription, qui a facilité de nombreuses affaires criminelles, dont le procès des viols de Mazan. Entre 2021 et 2024, 23 051 procédures judiciaires liées à la plateforme ont été ouvertes, impliquant 480 victimes. Le site a été fermé par la justice en juin 2024.
D'autres plateformes inquiétantes
D'autres sites suscitent l'inquiétude, comme ceux où des hommes échangent des conseils pour droguer et violer leurs conjointes. La Fondation des femmes et l'association M'endors pas demandent une enquête. CNN a révélé l'existence d'une "académie mondiale du viol" sur le site Motherless.



