Chauves-souris euthanasiées à Montpellier : Saurel et Peta réagissent
Chauves-souris euthanasiées à Montpellier : Saurel et Peta

L'euthanasie de deux cents chauves-souris, qui étaient abritées dans l'ancienne serre du zoo Lunaret à Montpellier, continue de susciter des réactions. Après la révélation de l'information au début de la semaine, l'ancien maire de Montpellier et désormais élu d'opposition, Philippe Saurel, a adressé un courrier au préfet de l'Hérault. Dans sa missive, il estime qu'« une enquête est nécessaire pour déterminer les responsables de cette éradication programmée ». Il met en doute les raisons sanitaires avancées, déclarant : « Et que l'on ne nous raconte pas que ces chauves-souris étaient porteuses du virus de la Covid ou autres pathologies dangereuses pour les Montpelliérains. Sinon, pourquoi avoir attendu tout ce temps pour les éliminer ? »

La réaction de Peta

L'association de défense des animaux Peta a également réagi par un communiqué, estimant que cette tuerie confirme ce qu'elle dénonce depuis des années : les animaux sauvages n'ont pas leur place en captivité. Elle appelle à ce que l'époque des ménageries soit révolue.

Les déclarations de l'élu municipal

Eddine Ariztegui, élu de la majorité municipale chargé du bien-être animal et membre du Parti animaliste, a été le premier à dénoncer la situation le 29 juillet. Il a révélé qu'il n'avait pas été informé de la décision d'euthanasie. Selon lui, lorsqu'on lui avait proposé de mettre à mort les chauves-souris, il avait refusé car il était possible de les sauver. Il avait contacté près de mille institutions à travers le monde, ce qui a permis à quatre-vingts chauves-souris de partir à Berlin et cinquante autres de rejoindre une institution française en début d'année. Sa demande de créer un enclos adapté n'avait pas abouti faute de financement.

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Eddine Ariztegui a également dénoncé une décision en contradiction avec une délibération adoptée en 2024 par le conseil municipal, qui refusait l'euthanasie pour des raisons non médicales. Il a déploré que cela n'ait pas suffi à empêcher cette issue.

Contexte et espèce concernée

Les chauves-souris euthanasiées sont une espèce originaire de Guyane, qui ne peut être relâchée dans la nature en raison de la présence d'un parasite. À l'époque où la serre amazonienne était ouverte (de 2007 jusqu'à sa fermeture définitive), elle abritait jusqu'à six cents spécimens. La serre, laissée à l'abandon, a été vidée de ses animaux avant d'être définitivement fermée au public.

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