Le 22 juin 2026, au palais de justice d'Alès, un homme de 62 ans a été condamné à trois ans de prison pour avoir percuté des gendarmes lors d'une course-poursuite. Le prévenu, très défavorablement connu de la justice avec 24 condamnations et trente années de détention, a refusé d'être extrait de sa cellule, ce qui a conduit à un jugement en son absence.
Des faits violents à La Grand-Combe
Les faits se sont déroulés le 19 juin à La Grand-Combe, dans le Gard. Vers 16 h 45, des gendarmes reconnaissent le sexagénaire, qui faisait l'objet d'une interdiction de paraître dans le département. Après avoir fait mine de s'arrêter, il a brusquement accéléré, roulant à vive allure « entre les piétons », selon le président du tribunal Vincent Edel. Les militaires ont perdu sa trace avant de le retrouver face à eux sur une route étroite à Laval-Pradel, où une collision frontale s'est produite. Le chauffard a ensuite pris la fuite à pied, mais a été rattrapé et interpellé à 16 h 55.
Un lourd passé judiciaire
Le prévenu, sans domicile fixe et dormant souvent dans sa voiture, cumule 24 condamnations sur son casier judiciaire. Il a passé trente ans derrière les barreaux depuis ses 18 ans. Lors de sa garde à vue, il a refusé les contrôles d'alcoolémie et de stupéfiants, expliquant qu'il était en panique et qu'il avait des rendez-vous médicaux. Il a déclaré : « À chaque fois que je me fais arrêter, je vais en prison. »
Audience sans prévenu
L'audience s'est déroulée en l'absence du prévenu, ce qui a été relevé par Me Joris Numa, avocat des deux gendarmes parties civiles : « C'est toujours un peu particulier une audience sans prévenu. Ça perd un peu de sa saveur pour le tribunal. Pour comprendre. » Le substitut du procureur, Quentin Larroque, a requis trois ans de prison avec maintien en détention, estimant que ce récidiviste « est le seul responsable ». La défense, assurée par Me Betty Noël, a demandé « de la clémence dans la peine » pour « des faits difficilement contestables », en se rapportant aux seules déclarations formulées en garde à vue.
Condamnation à trois ans
Les magistrats ont suivi les réquisitions et condamné le prévenu à trois ans de prison, avec mandat de dépôt. Cette peine s'ajoute à son long passé carcéral. L'affaire illustre les risques des refus d'obtempérer et des courses-poursuites, qui mettent en danger les forces de l'ordre et les piétons.



