Un acte de cruauté insoutenable secoue le village de Dollon
Dans le paisible village de Dollon, situé à proximité du Mans dans le département de la Sarthe, un événement particulièrement atroce a bouleversé les habitants. Inquiets de ne pas voir rentrer leur jeune chaton à la maison un soir de février, un couple, Kévin et son épouse, s'est lancé dans une recherche angoissante. Leurs appréhensions se sont transformées en horreur lorsqu'ils ont entendu des miaulements étouffés, menant à une découverte impensable rapportée ce mercredi par la Fondation 30 millions d'Amis.
La découverte macabre sous un tas de débris
Le 28 février dernier, le couple est parti à la recherche de Yoko, l'un des deux chatons qu'ils venaient d'adopter après les avoir trouvés abandonnés dans un carton. Guidés par les faibles miaulements de l'animal, Kévin et sa compagne ont suivi les cris jusqu'au jardin de leur voisin, qui était absent à ce moment-là. « En allant jusqu'au cabanon, je l'ai entendu miauler sous mes pieds », a raconté le maître de Yoko à l'association de protection animale.
Devant eux, ne se trouvait qu'un amas de briques et de plaques. Sans hésiter, le couple a dégagé les débris pour tomber sur une cage enterrée, dans laquelle gisait le chaton, vivant mais dans un état pitoyable. Yoko a été immédiatement extrait de son piège et conduit chez un vétérinaire pour des soins d'urgence.
Des blessures graves et une plainte déposée
Le professionnel de santé animale a constaté des blessures significatives, des signes évidents de lutte ainsi que la présence de terre dans les voies respiratoires du félin, comme l'a détaillé Kévin sur la pétition en ligne « Justice pour Yoko », qui a déjà recueilli près de 40 000 signatures. Aujourd'hui, le chat va mieux sur le plan physique, mais il reste profondément traumatisé par cette épreuve.
Les propriétaires ont déposé une plainte contre leur voisin pour « sévices graves », selon les déclarations de leur avocat, maître Christophe Gérard, sur les réseaux sociaux. Dans leur dépôt de plainte, le couple a également précisé que leur premier chat, nommé Marley, avait déjà été retrouvé couvert de terre chez ce même voisin au mois de septembre, avant de disparaître définitivement le lendemain.
Une série inquiétante de disparitions de chats
L'affaire de Yoko a mis en lumière une situation alarmante dans le village de Dollon. Kévin a affirmé à la Fondation 30 millions d'Amis que trois cadavres de chats avaient été découverts depuis l'année dernière, tous présentant les mêmes caractéristiques : recouverts de terre et en état de décomposition. La psychose s'est emparée de la communauté, comme en témoignent les messages publiés sur la page Facebook « Entraide Dollon ».
Un anonyme a déclaré le 22 novembre dernier : « Par chez nous absolument tous les chats ont disparu, le nôtre également ». Le lendemain, une habitante nommée Julie a alerté : « Quelqu'un de mal intentionné s'amuse à les prendre, les tuer et les déposer dans les jardins ». Le 3 mars, un autre résident a signalé, photo à l'appui, avoir retrouvé son chat « peint en rouge à la bombe ».
Un déménagement et une procédure judiciaire en cours
Face à cette atmosphère de terreur, les propriétaires de Yoko ont choisi de déménager début mars, refusant de rester plus longtemps « à côté d'un psychopathe ». Selon les informations de France 3, le voisin mis en cause dans cette affaire doit être jugé en février 2027, laissant la communauté dans l'attente d'une réponse judiciaire à ces actes de cruauté.
Cette histoire tragique souligne l'importance de la vigilance et de la dénonciation des maltraitances animales, alors que le village de Dollon tente de retrouver sa sérénité perdue.



