Trois jeunes hommes comparaîtront le 17 février 2027 devant le tribunal correctionnel de Rodez pour avoir scandé « Marine au pouvoir, les Arabes à l’abattoir » dans le fumoir d’une boîte de nuit ruthénoise le 5 juin 2026. Ils ont reconnu les faits, invoquant l’alcool et l’absence de mobile politique.
Une enquête ouverte après la diffusion d’une vidéo
Le parquet de l’Aveyron a levé le voile sur les suites judiciaires de l’affaire des chants racistes au sein de la discothèque Le Loft89 à Rodez. Dans un communiqué publié ce mercredi, le procureur Nicolas Rigot-Muller détaille le déroulé de l’enquête ouverte le samedi 20 juin, au lendemain de la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo montrant plusieurs jeunes hommes scander « Marine au pouvoir, les Arabes à l’abattoir » dans le fumoir de la boîte de nuit.
Des faits datant du 5 juin 2026
Les investigations, menées par le service local de police judiciaire de Rodez, ont d’abord permis de dater précisément les faits : ils remontent au 5 juin 2026, soit deux semaines avant que la vidéo ne devienne virale et ne suscite un émoi « local et national », selon les termes du procureur. Cinq personnes présentes ce soir-là ont ensuite été identifiées et placées en garde à vue.
Trois hommes mis en cause
Trois d’entre elles ont été mises en cause pour avoir participé au chant. Entendus par les enquêteurs, ils ont reconnu les faits, tout en minimisant leur portée : ils affirment avoir agi « sans mobile politique », sous l’emprise de l’alcool, à l’écart de la piste de danse et sans que leurs propos puissent être entendus des autres clients de l’établissement. Des circonstances que le parquet n’a pas retenues comme suffisantes pour classer l’affaire.
Une peine encourue d’un an de prison et 45 000 euros d’amende
Les trois individus sont convoqués le 17 février 2027 à 9 heures devant le tribunal correctionnel de Rodez, pour « provocation à la haine raciale en raison de l’origine ». La peine encourue est de 1 an de prison et 45 000 € d’amende.



