La Fédération française de football (FFF) a annoncé ce mardi que la plainte déposée en juillet 2024 pour des chants racistes entonnés par des supporters argentins visant des joueurs français avait été classée sans suite. Cette décision intervient après plusieurs mois d'enquête préliminaire menée par le parquet de Paris.
Des chants injurieux lors d'un match amical
Les faits remontent au 9 juillet 2024, lors d'un match amical entre l'Argentine et la France disputé à Buenos Aires. Des supporters argentins avaient entonné des chants jugés racistes et injurieux à l'encontre de joueurs français, dont Kylian Mbappé et Marcus Thuram. Les paroles, qui évoquaient notamment l'origine africaine de certains joueurs, avaient suscité une vive indignation en France et conduit la FFF à porter plainte le 12 juillet 2024.
Une enquête classée pour infraction insuffisamment caractérisée
Selon les informations de Libération, le parquet de Paris a classé la plainte sans suite le 15 novembre 2024, estimant que l'infraction n'était pas suffisamment caractérisée. Les investigations n'auraient pas permis d'identifier formellement les auteurs des chants ni de démontrer une intention discriminatoire claire au sens de la loi française. La FFF a regretté cette décision dans un communiqué, indiquant que « le combat contre le racisme dans le football doit rester une priorité ».
Réactions et conséquences
Plusieurs associations antiracistes, dont SOS Racisme, ont dénoncé un « signal inquiétant » envoyé aux auteurs de comportements racistes dans les stades. Selon une étude de l'Observatoire du football européen, les incidents racistes dans les stades ont augmenté de 15% en 2024 par rapport à l'année précédente. La FFF a annoncé qu'elle allait étudier les voies de recours possibles, tout en rappelant que « la lutte contre toutes les formes de discrimination reste une priorité absolue ».



