Cestas : l'incendiaire de l'association et de la chapelle jugé à Bordeaux
Cestas : l'incendiaire jugé après la destruction de l'association

Un incendie dévastateur à Cestas

L'incompréhension et la colère ont dominé la commune de Cestas, samedi 9 août, après un incendie dévastateur. Les locaux de l'association Cestas Entraide et la chapelle attenante, situés avenue Jean-Moulin, ont été entièrement détruits par les flammes. Cet événement tragique a profondément marqué la communauté locale, laissant derrière lui des dégâts matériels considérables et un sentiment d'impuissance.

Une enquête rapide grâce à des témoins et des preuves

L'enquête a pu progresser rapidement grâce à un témoin qui a vu un homme mettre le feu à l'extérieur des bâtiments. Quelques jours plus tard, un chien spécialisé a marqué à cet endroit, indiquant l'utilisation d'un accélérant. Avec l'appui des caméras de surveillance municipales, les autorités ont identifié le suspect : un habitant de Gazinet, vivant à seulement dix minutes du lieu de l'incendie. Son interpellation a eu lieu le 14 août.

Les aveux et le procès

Lors de son procès, vendredi 13 mars au tribunal correctionnel de Bordeaux, l'homme de 40 ans a reconnu les faits. « Il y avait une poubelle jaune. J'ai allumé le feu avec un briquet et ça s'est propagé partout », a-t-il déclaré. Comparaissant libre sous contrôle judiciaire, il a expliqué à la barre : « Ils me critiquaient sans arrêt. On me disait que j'étais un voleur. » Son avocate, Me Alexia Sautet, a souligné qu'il se sentait stigmatisé par des membres de Cestas Entraide.

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Un profil psychologique complexe

Un expert a assuré que le prévenu souffrait d'une déficience intellectuelle avec un « fond paranoïaque ». Le tribunal a tenté de lui demander s'il avait conscience des conséquences de son acte. « Ça a tout brûlé, je ne l'ai fait qu'une fois », a-t-il répondu. Interrogé sur la gestion de sa colère désormais, il a ajouté : « Je ne sais pas. Je ne brûle plus. Je paierai la facture. »

Les conséquences pour les parties civiles

Les parties civiles, notamment Cestas Entraide, ont été directement impactées. L'association stockait sur place des vêtements destinés à la revente, et les bénévoles ont été privés de leur outil de travail. « On a tout perdu et l'assurance ne nous a presque rien remboursé car ce sont des dons », a déploré la structure. La mairie a estimé son préjudice à 22 000 euros.

La décision du tribunal

Le parquet avait requis six mois de prison avec sursis probatoire. Finalement, le tribunal a choisi de prononcer une peine de dix mois de prison avec sursis simple, tout en constatant l'altération du discernement du prévenu. Cette décision prend en compte son état psychologique et les circonstances atténuantes, tout en reconnaissant la gravité des actes commis.

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