À partir du 1er octobre, les personnes ivres trouvées sur la voie publique à Carpentras devront s'acquitter d'une amende de 120 euros. Cette décision, prise par le maire RN Hervé de Lépinau, vise à faire payer aux intéressés le coût de leur transport en cellule de dégrisement et le nettoyage des véhicules de police.
Une mesure assumée par le maire
Interrogé par France 3, Hervé de Lépinau a détaillé les raisons de cette initiative : « Un équipage de deux policiers qui y consacrent en moyenne deux heures à chaque fois, l'amortissement du véhicule de service, et… le vomi à nettoyer ». Selon lui, l'idée est de « faire payer le coût du transport et du nettoyage des véhicules de police » aux personnes concernées.
Le maire a chiffré à 84 le nombre de personnes alcoolisées transportées au cours de l'année dernière. Il les décrit comme des individus ivres « à la bière à 9 degrés des punks à chiens ou au whisky bon marché ».
L'opposition dénonce un ciblage social
Si la mesure semble avoir convaincu certains administrés, l'opposition municipale s'y oppose fermement. Les critiques portent sur « la crainte d'un ciblage social » et « un effet d'affichage ». L'ancien maire Francis Adolphe a insisté : « 90 % des pauvres gens en état d'ivresse seront incapables de payer ».
Le montant de l'amende, fixé à 120 euros, est jugé trop élevé par les opposants, qui estiment que cette mesure pénalisera avant tout les plus démunis. La décision du maire intervient dans un contexte où la gestion de l'ivresse publique suscite un débat local important.



