Alors que le Festival de Cannes bat son plein, une voix discordante s'élève : celle des intermittents étrangers. Ces travailleurs du spectacle venus de l'étranger pour travailler sur le festival dénoncent une négation de leurs droits sociaux. Selon eux, les règles françaises en matière d'intermittence ne sont pas appliquées, les laissant dans une précarité administrative et financière.
Une situation alarmante
Les intermittents étrangers, nombreux à Cannes chaque année, sont confrontés à des difficultés pour faire valoir leurs droits. Ils pointent du doigt un système complexe qui les exclut souvent des dispositifs de protection sociale. « Nous sommes là pour travailler, mais nous ne bénéficions pas des mêmes droits que nos collègues français », témoigne l'un d'eux.
Des revendications claires
Les manifestants réclament une meilleure application des accords internationaux et une simplification des démarches administratives. Ils demandent également une reconnaissance de leur statut d'intermittent, quel que soit leur pays d'origine. « Nous contribuons à la richesse culturelle du festival, il est temps que nos droits soient respectés », insistent-ils.
Cette mobilisation intervient dans un contexte où le statut d'intermittent est déjà fragilisé en France. Les étrangers, souvent en contrat de courte durée, se retrouvent sans couverture sociale une fois leur mission terminée. Une situation que dénoncent les syndicats, qui appellent à une réforme en profondeur du système.
Un appel à la solidarité
Au-delà des revendications, c'est un appel à la solidarité internationale que lancent les intermittents étrangers. Ils espèrent que leur combat trouvera un écho auprès des organisateurs du festival et des pouvoirs publics. « Cannes est une vitrine mondiale, il est temps que les droits des travailleurs du spectacle soient respectés partout », concluent-ils.



