Un Gardois condamné pour culture de cannabis dans sa cave
Cannabis dans une cave : un Gardois condamné

Un quadragénaire habitant Rousson, dans le nord du Gard, a été condamné ce jeudi 7 mai par le tribunal judiciaire d’Alès pour avoir cultivé du cannabis dans sa cave et revendu une partie de sa production. Les faits ont été découverts le 6 mai, lorsque les gendarmes, informés de manière anonyme, ont perquisitionné son domicile.

Une plantation sophistiquée

Dans le sous-sol de la maison, les militaires ont mis au jour une véritable plantation comprenant entre 70 et 80 pieds de cannabis, accompagnée de tout le matériel nécessaire à sa culture. Ils ont également saisi 1,5 kg d’herbe conditionnée dans des sachets de congélation, 935 grammes de cannabis encore sur les branches, ainsi que 350 euros en espèces. Un fusil, que le prévenu affirmait avoir reçu de son père pour chasser les renards qui s’attaquaient à ses poules, a aussi été découvert.

Un petit trafic local

L’homme, sans emploi, a expliqué qu’il consommait environ 150 grammes de sa production pour soulager une sciatique. Mais il a également reconnu avoir vendu de la drogue à cinq ou six personnes de son entourage, principalement deux clients réguliers. Selon ses déclarations, il aurait écoulé entre 500 et 600 euros d’herbe à l’un, et entre 500 et 1 000 euros à l’autre. Il a exprimé des regrets : « Je n’aurais jamais dû faire pousser du cannabis ; il faut que j’arrête ma consommation. »

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Des récoltes conséquentes

Le président du tribunal, Simon Lanes, a souligné l’ampleur du trafic : « On est sur des quantités assez considérables. » La dernière récolte avoisinait 1,8 kg, et la précédente environ 700 grammes, pour un bénéfice estimé à 1 000 euros par récolte. Le substitut du procureur, Quentin Larroque, a requis deux ans de prison, dont un an avec sursis probatoire, un mandat de dépôt et 10 000 euros d’amende, dénonçant un « petit business » qui n’a « rien de dérisoire ».

La défense plaide la clémence

L’avocat du prévenu, Me Guillaume Garcia, a contesté la qualification d’« amplification » du dossier. Il a plaidé que son client n’avait revendu que lors de la dernière récolte, et que celle-ci avait été entièrement saisie. « On n’a pas le Pablo Escobar des Cévennes », a-t-il lancé, estimant que les peines requises étaient « extrêmement sévères » et qu’une incarcération immédiate n’était pas justifiée.

Le verdict

Le tribunal a suivi en partie les arguments de la défense. Le « producteur revendeur » a été condamné à un an d’emprisonnement, dont six mois avec sursis probatoire. La partie ferme sera aménagée sous bracelet électronique. Il devra également s’acquitter d’une amende de 1 000 euros.

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