Une série de vols de pots catalytiques démantelée dans l'Hérault
Trois individus âgés de 34, 39 et 36 ans ont été arrêtés par la compagnie de gendarmerie de Béziers après avoir commis une série de vols de pots catalytiques sur des véhicules dans le Biterrois. Les faits se sont déroulés sur une période d'un mois, entre la mi-janvier et la mi-février, touchant une vingtaine d'automobilistes.
Un modus operandi bien rodé à travers plusieurs communes
Les malfrats ont écumé de nombreuses communes du département de l'Hérault, notamment Bédarieux, Pézenas, Saint-Geniès-de-Fontedit, Autignac, Faugères, Bessan, Vias et Capestang. Ils circulaient à bord de véhicules équipés de fausses plaques d'immatriculation, ce qui leur a permis d'opérer discrètement pendant plusieurs semaines.
Lors de l'audience de comparution immédiate tenue ce jeudi 26 février, la présidente du tribunal de Béziers a mis plus de vingt minutes à énumérer l'ensemble des faits reprochés aux prévenus. Outre les vols de pots catalytiques, les trois hommes sont également accusés d'avoir dérobé de l'argent dans plusieurs commerces et d'avoir subtilisé des véhicules dans un garage de Capestang.
Des motivations économiques et une organisation contestée
Interrogés sur leurs motivations, les prévenus ont invoqué des difficultés financières. "Je n'avais pas le choix, pas de travail, il fallait bien que je me débrouille", a déclaré l'un d'eux, suspecté d'être l'instigateur du trafic. Il a précisé que les pots catalytiques étaient revendus pour des sommes variant entre 3 et 300 euros pièce.
Le parquet a dénoncé une organisation structurée, s'appuyant sur des échanges de messages entre les complices pour changer de secteur d'intervention. "Ce sont des faits extrêmement déplaisants car cela impacte la vie quotidienne de particuliers", a souligné le représentant du ministère public.
Des peines prononcées par le tribunal
Lors du jugement, deux des prévenus, récidivistes, ont été condamnés à des peines de prison ferme :
- Le premier a écopé de deux ans et demi de prison avec un sursis probatoire de six mois pendant deux ans.
- Le second a été condamné à deux ans de prison avec le même sursis probatoire.
Le troisième homme, bénéficiant d'un casier judiciaire vierge, a été condamné à 18 mois de prison dont 10 mois avec sursis probatoire pendant deux ans. Il a été renvoyé devant le juge d'application des peines.
L'enquête a pu aboutir grâce aux systèmes de vidéoprotection et à l'analyse de la téléphonie, permettant aux gendarmes de remonter jusqu'aux auteurs de ces méfaits.



