Les surveillants du centre pénitentiaire de Béziers (Gasquinoy) tirent une nouvelle fois la sonnette d'alarme. Le syndicat FO Justice a publié un communiqué ce mardi 22 juin pour dénoncer la situation d'un détenu particulièrement problématique, qui met en péril l'intégrité physique du personnel pénitentiaire.
Un détenu au comportement instable et agressif
Selon Jordan Kauffmann, délégué local FO Justice, ce détenu présente un comportement instable, imprévisible et de plus en plus agressif. Il cumule à ce jour 46 comparutions en commission de discipline, ce qui illustre son incapacité à respecter les règles de détention. Condamné à 20 ans de réclusion criminelle pour meurtre, vol avec violence et extorsion à main armée, il pose d'énormes problèmes quotidiens.
Les faits recensés sont graves et répétés : tapage incessant, dégradations matérielles, refus d'obtempérer, incendie de cellule, insultes, violences verbales, et même une agression avec une arme improvisée (une barre de fer) contre un agent. Ces derniers jours, les surveillantes sont particulièrement ciblées par ses frasques : il passerait son temps nu, à gesticuler et à montrer son sexe.
Des propos obsessionnels envers le personnel féminin
Le détenu développe des propos déplacés, obsessionnels et inappropriés à l'égard d'un personnel féminin, allant jusqu'à tenir publiquement des affirmations à caractère personnel devant d'autres détenus, créant un climat malsain et dangereux. Les personnels alertent clairement : "Nous sommes face à un individu susceptible de s'en prendre physiquement à un agent, et notamment à un personnel féminin."
"Nous avons de plus en plus de problèmes avec tous ces profils psy que nous ne savons pas gérer. Nous nous sentons de plus en plus seuls face à des comportements de plus en plus violents", ajoute Jordan Kauffmann.
Demande de transfert immédiat
Face à cette situation, le syndicat FO Justice demande le transfert sans délai de ce détenu vers un autre établissement ou son orientation vers une structure adaptée à son profil, notamment au regard de son instabilité comportementale et des risques qu'il présente. "Allons-nous attendre une agression pour réagir ? Allons-nous une fois de plus intervenir après coup, lorsqu'un agent aura été victime ?" s'interroge le délégué local.
"Il est inacceptable que les personnels continuent d'exercer leurs missions dans un climat d'insécurité permanente face à un individu dont la dangerosité est connue, documentée et signalée à de multiples reprises", conclut-il.



