Bruno Rosso, figure discrète et loyal d'Antibes, est décédé à l'âge de 88 ans. Ancien chauffeur des élus et de nombreuses personnalités pendant une trentaine d'années, il était régulièrement aperçu au volant des voitures officielles devant la mairie pour convoyer maires, adjoints et invités de marque. Ses obsèques seront célébrées demain à 14 heures à la cathédrale d'Antibes, suivies de l'inhumation au cimetière Rabiac.
Un homme au service de trois maires et de personnalités nationales
Bruno Rosso a connu trois maires d'Antibes : Pierre Delmas, Pierre Merli et Jean Leonetti. Ce dernier le décrit comme « un homme marqué par la discrétion, une figure de la vieille ville, fidèle, très engagé dans la cité ». Pendant trente ans, Bruno Rosso a convoyé les adjoints, les maires ainsi que de nombreuses personnalités, dont Jacques Chirac et François Mitterrand lors de leurs visites à Antibes.
Né en 1938 à Antibes de parents italiens demeurant rue Saint-Esprit, il a été scolarisé à l'école Paul-Arène avant de bricoler avec son père, chromeur-polisseur dans le Vieil-Antibes, rue Fersen. Appelé sous les drapeaux, il a servi en Algérie où il a été décoré de la médaille militaire, de la Croix de la valeur militaire et de la Croix du combattant.
Un engagement local salué par ses pairs
À son retour, Bruno Rosso entre aux ateliers municipaux, puis au service des parcmètres. Attaché à sa ville, il a également été sapeur-pompier volontaire à l'ancienne caserne Vauban de 1956 à 1993, où il a reçu la médaille d'honneur des sapeurs pompiers volontaires. En 1966, il devient conducteur de tourisme utilitaire au service parc auto avant d'être affecté au service du cabinet du maire le 1er janvier 1970, poste qu'il occupera jusqu'à son départ en retraite le 1er mars 2003.
Apprécié pour son sérieux, sa loyauté et sa discrétion, Bruno Rosso militait également au RPR. La cérémonie religieuse sera célébrée par Sébastien Frisina, vicaire de la paroisse Saint-Arnoux de Roquefort-les-Pins, qui a travaillé pendant une vingtaine d'années à ses côtés et qui l'appelait amicalement « chef ». Bruno Rosso laisse derrière lui son épouse Janine, avec qui il s'est marié en 1964, leurs trois enfants Nathalie, Lionel et Jean-Jacques, ainsi que huit petits-enfants et huit arrière-petits-enfants.



