Braquage Harry Winston : deux hommes mis en examen, butin de 8 millions
Braquage Harry Winston : deux hommes mis en examen

Deux hommes ont été mis en examen vendredi dans le cadre de l'enquête sur le braquage de la bijouterie Harry Winston, survenu le 18 mai 2024 à Paris. Selon une source proche de l'enquête, l'un des deux suspects a été placé en détention provisoire, tandis que l'autre, ayant demandé un débat différé devant le juge des libertés et de la détention (JLD), a été incarcéré dans l'attente.

Des empreintes fatales

D'après Le Parisien, les deux hommes, âgés de 30 et 43 ans, ont été trahis par leurs empreintes digitales. Ils sont mis en examen pour « recel de vol en bande organisée », « vol avec arme » et « association de malfaiteurs ». Le butin s'élève à huit millions d'euros, selon le journal, qui précise que l'équipe de malfaiteurs serait originaire d'Aubervilliers (Seine-Saint-Denis).

Toujours selon Le Parisien, l'un des deux mis en examen aurait directement participé au vol, tandis que le second aurait un profil de receleur. Quatre autres personnes avaient déjà été mises en examen dans ce dossier.

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Un braquage spectaculaire

Le 18 mai 2024, vers 11h45, trois malfaiteurs, dont l'un armé d'une arme longue, ont braqué la bijouterie Harry Winston, située avenue Montaigne. Selon une source policière et une source proche de l'enquête, les braqueurs ont utilisé des deux-roues pour commettre leur méfait et prendre la fuite. Un coup de feu a été tiré de l'extérieur de l'établissement, sans faire de blessé, probablement un tir de dissuasion.

L'enquête est menée par la brigade de répression du banditisme (BRB) de la police judiciaire parisienne. Selon une source proche de l'affaire citée par Le Parisien, un fonctionnaire s'est fait passer pour un faux acheteur afin de confondre les voleurs lors de la revente des bijoux.

Un précédent retentissant

La bijouterie Harry Winston de l'avenue Montaigne avait déjà été la cible d'un double braquage en 2007 et 2008, lors desquels 900 bijoux avaient été dérobés, pour un préjudice établi par l'assureur à 78,9 millions d'euros, l'un des plus importants au monde dans ce type d'affaire. En 2015, la cour d'assises de Paris avait condamné huit hommes à des peines allant de neuf mois de prison à 15 ans de réclusion criminelle.

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