Manifestation à Bordeaux contre l'arrestation d'un militant syndical
Bordeaux : manif contre l'arrestation d'un syndicaliste

À l'appel de nombreux syndicats et associations, une centaine de personnes se sont rassemblées, lundi 18 mai, devant la préfecture de Bordeaux pour protester contre l'interpellation d'un militant syndical avant le défilé du 1er mai, symbole selon eux de la « dérive autoritaire » de l'État.

Un rassemblement unitaire

Plus d'une centaine de manifestants se sont réunis vers 18 heures devant la préfecture de Bordeaux, à l'appel de syndicats (CGT, CDFT, FO, FSU, Solidaires), d'associations (LDH, Greenpeace, SOS-Racisme, MRAP) et de partis politiques (PCF, LFI, NPA). Ils dénonçaient la garde à vue d'un militant de Sud Éducation, interpellé peu avant le défilé du 1er mai en possession de fumigènes et d'un mât de drapeau télescopique.

Une arrestation contestée

L'arrestation était justifiée par un arrêté préfectoral pris la veille au nom d'un « contexte de tension exacerbée ». Pour les manifestants, il s'agit d'« une entrave à la liberté de manifester », ces accessoires « sans danger » étant très répandus dans les cortèges.

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Une délégation reçue

En l'absence de la nouvelle préfète Sophie Brocas, entrée en fonction le jour même, une délégation a été reçue par le préfet délégué à l'égalité des chances Bachir Bakhti. « Il a concédé que les organisateurs auraient dû être informés de l'arrêté. Mais pour nous, c'est un problème de fond », ont déclaré Stéphane Obé (CGT), Catherine Dudes (FSU) et Marlène Fernandez (FO), qui ont l'intention d'attaquer cet arrêté « liberticide […] inscrit dans une logique de répression et de criminalisation du mouvement social ».

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