Convention citoyenne à Paris : les parents plongent dans le périscolaire
Convention citoyenne à Paris : les parents au travail

Paris, ce lundi soir. La première session de la convention citoyenne sur la protection et les temps de l'enfant s'est lancée ce lundi à l'hôtel de ville. Ils sont 80 parents, tirés au sort parmi 1 500 volontaires, à prendre place dans l'hémicycle du Conseil de Paris. Face à eux ce lundi soir sous les ors de l'hôtel de Ville, le maire (PS) de Paris, Emmanuel Grégoire, tient sa promesse de campagne et inaugure la première réunion de la convention citoyenne sur la protection et les temps de l'enfant.

Un engagement pris dans la foulée de la convention nationale des temps de l'enfant pour réfléchir collectivement à l'organisation du temps scolaire et plus particulièrement à la semaine de 4 jours et demi qui fait tant débat depuis 2013. Un sujet impossible à décorréler des affaires de violences sexuelles dans le périscolaire parisien qui interroge au-delà des rythmes de l'enfant sur les garanties de sécurité que permet, ou non, une telle organisation.

Une convention citoyenne sous pression

Cette convention citoyenne fait partie des mesures d'urgence du plan périscolaire lancé par Emmanuel Grégoire début avril. Elle a jusqu'au 22 juin pour faire ses recommandations au maire de Paris. Les travaux se dérouleront en plusieurs sessions, mêlant auditions d'experts, débats et ateliers de co-construction. Les parents tirés au sort devront plancher sur des questions épineuses : comment concilier rythmes scolaires, sécurité des enfants et qualité de l'accueil périscolaire ?

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Pour beaucoup, cette initiative est une réponse directe aux scandales récents qui ont secoué le périscolaire parisien. Des affaires de violences sexuelles ont mis en lumière les failles du système, et les parents attendent des mesures concrètes. La convention citoyenne est donc suivie de près par les associations de parents d'élèves, les syndicats d'enseignants et les élus de l'opposition.

Un calendrier serré

Les participants ont jusqu'au 22 juin pour remettre leurs propositions. Un délai court mais nécessaire pour agir vite, selon la mairie. Les recommandations porteront sur l'organisation du temps scolaire, la formation des animateurs, le contrôle des intervenants extérieurs et la sécurisation des locaux. La convention devra également se pencher sur la question épineuse de la semaine de quatre jours et demi, un rythme qui suscite des avis très partagés.

Emmanuel Grégoire a insisté sur l'importance de cette démarche participative : « C'est en écoutant les parents, les enfants et les professionnels que nous pourrons construire un périscolaire digne de confiance. » La suite des travaux s'annonce intense, avec plusieurs réunions programmées d'ici la fin juin.

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