La Rochelle : les biens d'un ex-infirmier condamné pour escroquerie vendus aux enchères
Ce mercredi 4 mars, une vente aux enchères insolite s'est tenue à La Rochelle, dans les locaux de Me Marie-Charlotte Lagrange. Elle concernait les biens saisis d'un ancien infirmier condamné pour escroquerie à de la prison ferme en 2025. L'homme, qui avait un goût prononcé pour l'art et le design, a vu sa collection dispersée devant des enchérisseurs passionnés.
Une collection éclectique et de valeur
Plus de 150 lots étaient proposés, comprenant des objets d'art et du mobilier signés. Parmi les pièces phares, un fauteuil de Pierre Paulin a été adjugé à 1 700 euros, tandis qu'un flipper à l'effigie du film « Terminator » a trouvé preneur à 3 100 euros auprès d'un fan. Une statue géante de Goldorak a également suscité l'engouement, s'envolant à 1 220 euros. Les amateurs de design et de street art ont été particulièrement gâtés lors de cette journée.
L'origine des biens : une affaire de surfacturation
Ces biens ont été saisis dans le cadre d'une perquisition menée par l'Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués (Agrasc). En septembre 2024, policiers et gendarmes étaient intervenus au domicile de l'infirmier, soupçonné d'avoir procédé à des surfacturations pour plusieurs centaines de milliers d'euros sur plusieurs années. Condamné en mars 2025 à de la prison ferme et à une interdiction d'exercer, l'homme avait accumulé une collection reflétant son style de vie.
Un goût pour le street art et les objets insolites
L'ancien infirmier, qui pouvait se payer jusqu'à 45 000 euros certains mois, était un amateur avéré de street art. Il possédait plusieurs œuvres d'artistes comme Alben et Touboulik, dont certaines pièces sont cotées plusieurs milliers d'euros. Sa collection incluait aussi des objets hétéroclites, tels qu'un meuble bar roulant en forme de sphère en altuglass et une pompe à essence électrifiée reconvertie en armoire. Passionné de belles montres et de bon vin, il avait constitué un ensemble qui a captivé les enchérisseurs.
Une vente suivie internationalement
La vente a attiré l'attention bien au-delà de La Rochelle, avec des participants en ligne depuis Paris et même New York. Les collectionneurs du monde entier ont suivi avec intérêt cette dispersion, témoignant de l'attrait des pièces proposées. Cette affaire rappelle comment les biens acquis illégalement peuvent finir par être restitués à la société grâce à des mécanismes comme les ventes aux enchères organisées par l'Agrasc.



