Le parquet de Senlis recadre la communication de la CCAC
Dans un communiqué transmis ce jeudi 14 mai, Loïc Abrial, le procureur de la République de Senlis (Oise), a tenu à recadrer la communication de la Communauté de communes de l’Aire cantilienne (CCAC) concernant l’affaire de Jeanne, une fillette de 21 mois retrouvée avec un taux d’alcoolémie de 2,14 grammes dans le sang à la sortie d’une crèche de Plailly (Oise) au mois de mars. Le procureur insiste sur le fait qu’« aucune piste n’est écartée », alors que la CCAC avait laissé entendre que les investigations n’avaient révélé aucun élément de malveillance.
Les faits : une enfant ivre à la crèche
Le 17 mars, le père de Jeanne l’a amenée à l’hôpital de Gonesse (Val-d’Oise) après que la crèche a signalé que la fillette « n’arrêtait pas de tomber ». Les analyses sanguines ont révélé un taux d’alcool de 2,14 g/l, soit un état d’ivresse sévère pour un enfant de cet âge. Une enquête a été ouverte par le parquet de Senlis pour déterminer les circonstances de cette intoxication.
La communication controversée de la CCAC
Le lundi 11 mai, la CCAC a publié sur les réseaux sociaux un message affirmant que les investigations menées n’avaient « pas permis d’identifier, à ce jour, d’éléments de malveillance ou de maltraitance ». Cette déclaration a suscité l’étonnement et la colère de la famille de la victime, ainsi que de nombreux observateurs, qui y ont vu une tentative de minimiser les faits.
Le procureur rétablit les faits
Dans son communiqué, Loïc Abrial rappelle que l’enquête est toujours en cours et qu’aucune conclusion définitive ne peut être tirée à ce stade. « Aucune piste n’est écartée », insiste-t-il, précisant que les investigations se poursuivent sous l’autorité du parquet. Il recadre ainsi fermement la communication de la CCAC, qui aurait dû s’abstenir de tout commentaire prématuré sur le fond de l’affaire.
Réactions et attentes
La famille de Jeanne attend des réponses et espère que la lumière sera faite sur les circonstances exactes de cette intoxication. L’affaire a également relancé le débat sur la sécurité dans les crèches et la nécessité d’une vigilance accrue. Le parquet de Senlis assure que tous les moyens sont mis en œuvre pour identifier les responsables éventuels.



