Un réseau de voleurs à l'étalage sévit dans trois départements
Un réseau de voleurs à l'étalage a sévi pendant plusieurs semaines dans des supermarchés d'Isère, de Drôme et d'Ardèche. Le 22 avril, deux magasins ont été frappés le même jour : le magasin de Revel-Tourdan pour 1 788,65 euros, et le Super U de Saint-Sorlin-en-Valloire pour 3 388,68 euros, selon Le Dauphiné Libéré. L'alerte a été rapidement diffusée auprès des autres enseignes de la région.
Une technique bien rodée
Selon le directeur du magasin de Revel-Tourdan, la bande est très organisée et sévit depuis plusieurs semaines. Le mode opératoire est toujours le même : un commanditaire attend sur le parking, tandis que trois complices opèrent à l'intérieur, reliés par oreillette. L'un d'eux distrait une caissière avec une question anodine sur les ingrédients d'un produit, pendant qu'un troisième larron passe une caisse fermée avec un chariot chargé de produits alimentaires. En quelques secondes, la marchandise est chargée et la bande repart.
Démasqués par les caméras de surveillance
Grâce à la diffusion interne des portraits tirés des caméras de surveillance, la bande a été repérée le lundi 27 avril à la mi-journée au Super U de La Verpillière. Les agents de sécurité ont suivi les individus dans les rayons avant d'intercepter celui qui poussait un chariot chargé de 1 487,54 euros de marchandises. Remis aux gendarmes, un ressortissant étranger de 30 ans, simple exécutant selon ses propres déclarations, a expliqué être arrivé en France quinze jours plus tôt, attiré par une promesse d'emploi dans le bâtiment qui n'a jamais abouti. C'est dans l'agglomération lyonnaise qu'un compatriote lui aurait proposé de rejoindre le réseau, rémunéré 150 euros par chariot volé, destiné à la revente.
Condamnation
Jugé en comparution immédiate le 29 avril au tribunal de Vienne, le prévenu a reconnu les faits. Le tribunal l'a condamné à 10 mois de sursis, assortis d'une interdiction du territoire français de cinq ans, et d'une obligation d'indemniser les victimes.



