Vendredi 26 juin 2026, en pleine canicule, des lycéens de Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine) ont passé leur épreuve orale de français du baccalauréat dans un parking souterrain de leur lycée. La solution, qualifiée de « pas idéale » par le ministre de l’Éducation Édouard Geffray, a suscité de vives réactions.
Des conditions jugées indignes
L’enseignante et conseillère insoumise d’Île-de-France, Julie Garnier, a dénoncé la situation sur X (anciennement Twitter), publiant une photographie montrant des bureaux et des chaises installés dans un parking souterrain, sans lumière naturelle, avec une flaque d’eau visible. « Ce ne sont même pas des astuces, c’est le mode survie », a-t-elle déclaré à l’AFP. La photo a été prise par un confrère qui faisait passer l’examen dans le parking de son lycée.
Le rectorat justifie la décision
Le rectorat de Versailles a confirmé à l’AFP que des oraux du baccalauréat ont bien eu lieu dans le parking souterrain du lycée Eiffel à Rueil-Malmaison en raison des fortes chaleurs. « Cette décision a été prise par l’établissement pour garantir aux lycéens candidats et aux jurys d’être dans les conditions les moins défavorables possible au regard des conditions météo », a expliqué le rectorat, précisant que l’installation a été réalisée « après un nettoyage complet des lieux ainsi qu’une vérification rigoureuse des conditions de sécurité ». La solution a été retenue « afin d’éviter un report des épreuves », qui « aurait entraîné de nombreuses difficultés d’organisation, tout en générant un important stress ».
Le ministre reconnaît des conditions non optimales
Interrogé sur BFMTV, le ministre de l’Éducation Édouard Geffray a déclaré : « Je ne vous dis pas que pédagogiquement et architecturalement, c’est idéal. Ça, c’est clair, ce n’est pas ce qu’il faut. » Il a toutefois souligné que « cette semaine, on a fait passer 700 000 oraux et on a 700 000 jeunes qui ont pu passer leurs oraux à la date et à l’heure convenues, grâce à des personnels et grâce, parfois, à des aménagements de cette nature ». Il a ajouté : « Le temps qu’il nous faut collectivement, et notamment aux collectivités, pour adapter le bâti scolaire est nécessairement un temps long. En attendant, certains ont trouvé des solutions. Ces solutions montrent que justement, ils ont su s’adapter et qu’à la fin, nos élèves ont pu passer leurs examens et qu’ils pourront partir en vacances une fois les examens finis. »
La Région Île-de-France débloque une aide d’un million d’euros
La Région Île-de-France, présidée par Valérie Pécresse, a annoncé en début de semaine débloquer une aide d’un million d’euros pour les 500 lycées centres d’examen face au prolongement de la canicule, pour leur permettre « de s’équiper en ventilateurs, en brumisateurs, et de tout autre équipement de rafraîchissement nécessaire pour protéger les lycéens et les personnels durant les pics de chaleur ».



