Condamnation historique dans l'affaire du périscolaire parisien
Ce vendredi, le tribunal correctionnel de Paris a condamné un animateur de 25 ans à 18 mois de prison avec sursis pour des agressions sexuelles commises sur une fillette âgée de trois à cinq ans dans un centre de loisirs du 10e arrondissement. L'homme, Souleymane D., a été reconnu coupable d'avoir agressé sexuellement l'enfant dont il avait la charge.
Une décision saluée par les parties civiles
L'avocat de la famille, Charles Héran, s'est félicité de cette condamnation : « On est content que la parole de cette enfant ait été entendue ». Il a qualifié la décision d'« extrêmement encourageante pour la suite » et s'est dit « très satisfait ». Le tribunal a notamment relevé « la cohérence » et la constance des déclarations de la petite fille, contrastant avec les « déclarations évolutives » de l'accusé.
Interdiction de contact avec des mineurs
En plus de la peine de prison avec sursis, Souleymane D. se voit interdire à vie toute activité impliquant un contact avec des mineurs. Il dispose de dix jours pour faire appel. À la sortie de l'audience, il n'a fait aucune déclaration.
La parole de l'enfant jugée fiable
Selon le tribunal, les confidences faites par l'enfant d'abord à son père, puis séparément à sa mère, ont permis de constater la concordance des propos. Aucun élément n'a permis d'établir que ses déclarations avaient été influencées par une autre procédure, en l'occurrence une autre affaire de violences sexuelles survenue dans la même école.
Appel à ne pas faire appel
Charles Héran a exprimé l'espoir que le condamné « ne fera pas appel, qu'il comprendra cette décision et qu'il suivra les soins qui lui ont été imposés ». Cette condamnation intervient dans un contexte de scandale du périscolaire à Paris, après des relaxes pour agressions sexuelles sur mineurs qui avaient révolté les parents.



