Ce jeudi 25 juin, plus de 80 personnes se sont rassemblées devant la sous-préfecture d'Alès pour manifester leur soutien à une famille afghane menacée d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Enseignants, parents d'élèves, amis et habitants ont dénoncé une décision qu'ils jugent incompréhensible, alors que les enfants sont scolarisés et intégrés.
Une famille en danger d'expulsion
Arrivée en France en janvier dernier après avoir fui l'Afghanistan, la famille Shirzad, composée de deux parents et de cinq enfants, s'est installée dans le bassin alésien. Malgré leur intégration et la scolarisation des enfants, leur demande d'asile a été rejetée, faisant planer la menace d'une expulsion. Depuis plusieurs mois, un collectif de soutien s'est constitué autour d'eux.
« Nous n'avons toujours pas de réponse à la demande de titre de séjour », regrette Adeeba, la fille aînée des Shirzad, scolarisée au lycée Pasteur de la Grand-Combe. Au cours du rassemblement, elle a rappelé l'impossibilité pour sa famille de retourner en Afghanistan : « Nous ne pouvons et ne voulons pas retourner en Afghanistan. »
Mobilisation croissante
Cette mobilisation intervient quelques semaines après un premier rassemblement organisé au printemps. Les participants espèrent que cette nouvelle action attirera l'attention des autorités sur la situation de la famille, alors que les recours administratifs se poursuivent. « Nous demandons à vivre comme les autres », a résumé Adeeba, porte-parole courageuse de la famille.
Selon les organisateurs, la décision d'expulsion est jugée injuste, notamment en raison de la scolarisation des enfants et de leur intégration dans la communauté locale. Les enseignants et parents d'élèves présents ont souligné l'importance de maintenir la famille sur le territoire français.



