Alès : les auto-écoles portent plainte face au blocage des examens de permis moto et poids lourds
Alès : plainte des auto-écoles pour permis bloqués

Alès : les examens de permis moto et poids lourds paralysés par une occupation

Depuis trois semaines, les auto-écoles d'Alès et des environs sont confrontées à un blocage majeur. Les examens de permis moto et poids lourds ne peuvent plus se dérouler normalement sur la piste de Bruèges, en raison de l'installation de gens du voyage sur un parking adjacent. Cette situation a poussé un collectif d'environ sept auto-écoles à déposer plainte, alors que les solutions proposées par les autorités peinent à satisfaire les professionnels.

Un risque sécuritaire pointé par les autorités

La direction départementale des territoires et de la mer a estimé que la présence des caravanes rendait les examens trop dangereux pour être maintenus. Jean-Marie Castor, d'une école de Saint-Ambroix, explique : "La direction ne veut pas prendre le risque de faire passer les examens, c'est trop dangereux." Les auto-écoles sont ainsi invitées à se rendre à Nîmes, une alternative jugée peu pratique. Cathy Daumet, de l'auto-école Daumet CFR, souligne : "Certains de nos élèves ne veulent pas, et pour nous, déplacer les véhicules prend la journée, alors qu'ici, c'est quelques heures."

Des conséquences concrètes pour les élèves et les professionnels

Alès est le deuxième centre d'examen du Gard, derrière Nîmes. Chaque semaine, une trentaine d'élèves pour le permis moto et une vingtaine pour le permis poids lourds sont concernés par ce blocage. Pour les entraînements, les auto-écoles tentent de s'adapter en réduisant la zone, mais pour les poids lourds, c'est impossible. Jean-François Braut propose de délimiter clairement la piste pour améliorer la sécurité, mais les solutions tardent à venir.

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Une plainte déposée face à l'incertitude

Devant le manque de perspectives, les auto-écoles ont décidé de porter plainte. Jean-Marie Castor ajoute : "On ne sait pas quand ils vont partir, on nous a dit qu'ils resteraient pour l'hiver." Les professionnels utilisent ce lieu depuis une quarantaine d'années avec l'accord de la mairie, mais l'absence d'arrêté interdisant le stationnement les expose régulièrement à des perturbations. Il y a deux ans, des forains avaient déjà empêché leur activité.

Le sous-préfet tente de trouver une issue

Le sous-préfet, Jean Rampon, s'est rendu sur place à deux reprises pour chercher une solution avec les inspecteurs des permis. Il explique : "On va organiser une réunion sur place avec tout le monde pour voir ce qu'on peut faire pour sécuriser l'épreuve du plateau, dans le respect des normes exigées par les inspecteurs." L'idée serait d'installer des barrières, mais les auto-écoles réclament une solution pérenne.

La famille Zigler cherche un lieu de sédentarisation

Une quinzaine de caravanes, appartenant à la famille Zigler, sont installées sur le parking. René Zigler, pasteur de l'église évangélique vie et lumière de France, justifie cette occupation : "L'aire de Tamaris est au complet, on ne peut pas s'y mettre. En plus, il y a peu de toilettes, pas de soleil, et les enfants sont souvent malades." La famille s'est installée à Alès car la femme du pasteur suit des soins pour un cancer du sein. Il plaide pour la création d'aires d'accueil : "On voudrait un emplacement sédentaire pour s'installer à Alès, il n'y aurait plus de problème."

Cette situation met en lumière les tensions entre les besoins des auto-écoles et ceux des gens du voyage, dans un contexte où les solutions d'hébergement adaptées font défaut. Les autorités locales doivent maintenant arbitrer entre la sécurité des examens et les droits des occupants, tandis que les auto-écoles attendent une résolution rapide pour reprendre leurs activités.

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