Décès d'Alain Lartigue, figure emblématique de la tauromachie bayonnaise
Alain Lartigue, pilier de la tauromachie, s'est éteint

La disparition d'une figure majeure de la tauromachie française

Le monde de la tauromanche est en deuil ce vendredi. Alain Lartigue, organisateur de spectacles taurins, apoderado, et personnalité incontournable du mundillo, s'est éteint ce matin des suites d'une longue maladie. Il allait célébrer son quatre-vingtième anniversaire ce printemps, laissant derrière lui un héritage considérable dans l'univers des arènes.

Une vie dédiée aux arènes et à la passion taurine

Originaire de Bayonne, Alain Lartigue était un avocat de formation qui a toujours entretenu une proximité étroite avec les arènes et tout ce qui gravitait autour de la tauromachie. Membre historique du Cercle taurin bayonnais, il partageait une amitié profonde avec Marcel Dangou, le propriétaire des arènes. Ancien champion de pelote basque, c'est finalement le rebond des toros qui a captivé son intérêt de manière définitive.

Sa passion l'a conduit à abandonner la robe d'avocat pour se consacrer entièrement aux aventures de capes et d'épées. Il a fondé sa propre entreprise spécialisée dans le conseil aux toreros et l'organisation de spectacles taurins. Son expertise et son dévouement ont rayonné dans de nombreuses arènes à travers la France.

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Un parcours impressionnant à travers les places taurines

D'Orhez à Parentis, d'Arles avec Luc Jalabert jusqu'à Vic-Fezensac, de Mimizan à Eauze, et de Roquefort à Mont-de-Marsan avec Jean-Baptiste Jalabert, Alain Lartigue a apporté sa passion et son savoir-faire dans toutes ces enceintes. Il a contribué à forger des places taurines fortes et respectées, laissant une empreinte indélébile sur le paysage tauromachique français.

Pourtant, une ville lui manquait cruellement : Bayonne, sa cité de cœur. Lorsque la municipalité a racheté les arènes au début des années 1980, l'organisation des corridas a été confiée à la famille Chopera. Ce n'est qu'après la rupture entre Bayonne et la casa de Saint-Sébastien qu'Alain Lartigue a pu accompagner et conseiller les organisateurs bayonnais, un rôle qu'il a tenu jusqu'à ses derniers moments.

Une absence profondément ressentie

Hospitalisé depuis un mois et ne répondant plus aux messages, son décès laisse un grand vide dans la communauté taurine. « Il laisse un grand vide », confie avec émotion Olivier Baratchart, directeur des arènes de Bayonne, visiblement marqué par cette disparition. Marié et père de deux filles, Alain Lartigue était également grand-père de deux garçons, dont l'un est avocat et l'autre, Yon Lamothe, torero, incarnant ainsi ses deux passions fondamentales.

La disparition d'Alain Lartigue représente une perte significative pour l'afición, rappelant l'engagement indéfectible d'un homme qui a voué son existence à l'art et à la tradition de la tauromachie.

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