Une influenceuse et ancienne candidate de télé-réalité a déposé plainte lundi 17 août 2026 à la Sûreté publique de Monaco pour une agression sexuelle présumée. Le parquet général de Monaco a confirmé qu'une enquête est en cours. Les faits se seraient produits vers 4h30 dans la nuit du 16 au 17 août, devant l'établissement festif le Twiga.
Le récit de l'influenceuse sur les réseaux sociaux
Dans une vidéo publiée sur TikTok, où elle compte des dizaines de milliers d'abonnés, l'influenceuse, identifiée sous le prénom modifié de Rachel, a raconté avoir été encerclée par quatre hommes alors qu'elle attendait son taxi. « J'attendais mon taxi tranquillement, assise sur le trottoir, quand quatre hommes se sont approchés de moi et m'ont encerclée. Il y en a un qui m'a attrapé le visage et, de panique, j'ai baissé la tête car j'étais tétanisée », a-t-elle déclaré, la gorge nouée. Elle a expliqué avoir réussi à s'enfuir en courant vers son taxi après qu'un des hommes lui a mis la main sous sa jupe.
Le témoignage du chauffeur de taxi
Le chauffeur de taxi, identifié comme Jean Fontaine, saisonnier de nuit, a confirmé l'état de choc de la passagère. « Je n'ai rien vu de l'agression sexuelle mais j'ai vu un attroupement d'une dizaine de personnes en arrivant au Twiga. Quand elle a ouvert la porte, elle a pleuré, elle n'arrivait plus à parler », a-t-il raconté. Il a précisé avoir tenté de la calmer et de l'inciter à déposer plainte, soulignant qu'elle était alcoolisée mais que ses propos étaient cohérents. L'influenceuse a salué l'intervention du chauffeur, déclarant : « Je ne sais pas ce qui aurait pu se passer s'il n'y avait pas eu mon taxi ». Jean Fontaine a réagi avec humilité : « N'importe quel taxi aurait fait de même et l'aurait réconforté. Elle était dans un état de choc extrême ».
Enquête en cours et réactions
Le chauffeur de taxi, en qualité de témoin, a été auditionné par les enquêteurs. Ces derniers s'attellent à retracer la chronologie des faits, à entendre les personnes ayant assisté à la scène et à analyser les caméras de vidéosurveillance, tant à l'extérieur qu'à l'intérieur de l'établissement. Le parquet général de Monaco n'a pas souhaité communiquer sur le dossier, se limitant à indiquer que « l'enquête est en cours ». Il est donc impossible de savoir si les auteurs présumés ont été identifiés ou interpellés.
Dans sa vidéo, Rachel a également délivré un message sur le harcèlement de rue subi par les femmes. « On tombe sur des prédateurs, des pervers dans la rue. Le jour, la nuit. On se fait tripoter, c'est normal… », a-t-elle dénoncé, exprimant sa fierté d'avoir porté plainte. Cependant, elle a depuis retiré la vidéo de ses réseaux sociaux et a déclaré ne plus souhaiter commenter publiquement l'affaire ni donner d'interview. Elle a par ailleurs menacé de poursuites judiciaires si son récit était retranscrit et des éléments de sa vie privée exposés. L'enquête étant toujours en cours, la rédaction a choisi de rendre compte de cette affaire avec les précautions qui s'imposent, tout en surveillant l'issue de ce dossier.



