Le président de l'association FLAG!, qui regroupe des agents des ministères de l'Intérieur et de la Justice, a été grièvement blessé lors d'une agression à caractère homophobe survenue dans la nuit de vendredi à samedi à Paris. L'auteur présumé, un homme né en 2006, a été interpellé, a-t-on appris dimanche auprès de Stop Homophobie et du parquet de Paris.
Une enquête pour violence homophobe ouverte
Le parquet de Paris a indiqué à l'AFP qu'une enquête pour « violence suivie d'incapacité supérieure à huit jours commise en raison de l'orientation sexuelle de la victime » a été ouverte. L'association Stop Homophobie a dénoncé une « agression à caractère homophobe » à l'encontre de Pierre Picavet, policier et président de FLAG!.
L'agression s'est produite un peu avant 04H00 du matin samedi, à la sortie d'un bar dans le quartier du Marais, au cœur de la capitale. Selon le parquet, la victime présente de nombreuses traces de blessures, notamment une hémorragie interne et un crâne ouvert, à la suite d'un jet de bouteille.
Les injures homophobes et le déroulé des faits
Dans sa plainte, la victime a rapporté que l'auteur de l'agression l'avait traité de « sale pédé » à plusieurs reprises, précise le parquet. « Elle lui a décliné sa qualité de policier immédiatement tout en lui montrant sa carte professionnelle, sans dissuader le mis en cause de s'en prendre à elle », a ajouté le parquet.
L'auteur présumé des faits, au casier judiciaire vierge, était alcoolisé au moment des faits, selon le parquet. Pierre Picavet a envoyé des photos de ses blessures depuis son lit d'hôpital, diffusées sur le site de Stop Homophobie.
Les réactions politiques
Sur X, le maire PS de Paris Emmanuel Grégoire a condamné « cette odieuse agression homophobe » au cœur de la capitale, apportant son soutien au président de FLAG!. Valérie Pécresse, présidente LR de la région Île-de-France, a également dénoncé sur X cette « violente agression homophobe ».
L'enquête est en cours pour identifier les circonstances exactes de l'agression et établir les responsabilités. L'auteur présumé a été interpellé et placé en garde à vue.



