Agressée par une élève au Vigan, une enseignante déclenche un débrayage et une demande de classe Ulis
Agressée par une élève, une enseignante déclenche un débrayage au Vigan

Une agression violente déclenche un mouvement de protestation au Vigan

Les enseignants de la Cité scolaire André-Chamson, située au Vigan, ont observé un débrayage ce mardi 18 mars 2026, en réaction à une agression grave survenue la veille. Cet incident a mis en lumière les tensions croissantes au sein de l'établissement et les difficultés rencontrées par le personnel éducatif face à des élèves au comportement problématique.

Les faits : une élève de 6e s'en prend violemment à son enseignante

Lundi après-midi, une élève âgée d'une douzaine d'années, scolarisée en classe de 6e, a agressé une enseignante pendant un cours. Selon les témoignages recueillis, l'élève a d'abord provoqué et insulté la professeure avant de lui porter des coups. L'altercation a été si violente que deux enseignantes du collège, alertées par des cris, ont dû intervenir dans la salle de classe pour mettre fin à l'agression.

Les autres élèves présents sont restés tétanisés par la scène. La conseillère principale d'éducation (CPE), prévenue par le personnel, est rapidement arrivée sur place et a maîtrisé l'élève agressive. Cette dernière, déjà connue pour son insolence et son comportement violent, avait d'ailleurs été exclue d'un cours plus tôt dans la matinée pour des incidents similaires.

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La réaction immédiate : un débrayage pour dénoncer l'insécurité

Face à cette agression, les enseignants ont décidé de débrayer le lendemain, mardi, pour exprimer leur colère et leur inquiétude. L'élève a fait l'objet d'une mesure provisoire d'exclusion en attendant la tenue d'un conseil de discipline. Parallèlement, l'enseignante victime, soutenue par la direction de l'établissement et ses collègues, prévoit de porter plainte à la gendarmerie dès lundi prochain.

Cet événement n'est malheureusement pas isolé. Depuis deux ou trois ans, les professeurs de la Cité scolaire André-Chamson signalent régulièrement des problèmes avec des élèves au profil psychologique fragile, voire agressif. Ils déplorent un manque criant de structures adaptées pour accueillir ces jeunes en difficulté.

Une solution envisagée : la création d'une classe Ulis

Pour faire face à la multiplication des actes d'incivilités et de violences, les enseignants et la direction réfléchissent à demander l'ouverture d'une classe Ulis (Unité Localisée pour l'Inclusion Scolaire) au sein du collège. Cette structure spécialisée permettrait de mieux prendre en charge les élèves présentant des troubles du comportement ou des handicaps, en leur offrant un encadrement adapté.

Une telle initiative nécessiterait l'accord des services de l'Éducation nationale, mais elle apparaît de plus en plus comme une nécessité pour assurer la sécurité et la sérénité nécessaires au bon déroulement des enseignements. Les professeurs espèrent que ce débrayage et la médiatisation de l'agression feront avancer ce dossier crucial pour l'avenir de l'établissement.

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