Une enquête en cours
Trois agents de l'Office national des forêts (ONF) ont été placés en garde à vue dans le cadre de l'enquête sur un incendie qui a détruit près de 700 hectares de végétation dans l'Aude, en juin 2023. Les faits se sont déroulés dans le massif de la Clape, une zone protégée. Les agents sont soupçonnés d'avoir involontairement provoqué le feu lors de travaux de débroussaillement.
Les circonstances du sinistre
L'incendie, qui avait mobilisé d'importants moyens aériens et terrestres, était parti d'une zone où des employés de l'ONF effectuaient des opérations de nettoyage. Selon les premières constatations, l'utilisation d'une tronçonneuse aurait généré des étincelles, enflammant la végétation sèche. Le feu s'est rapidement propagé en raison du vent et de la sécheresse.
La garde à vue
Les trois agents, âgés de 25 à 50 ans, ont été interpellés mardi matin et sont entendus par les gendarmes de la section de recherches de Montpellier. Ils sont mis en cause pour "destruction par incendie involontaire". Le parquet de Narbonne a ouvert une enquête pour déterminer les responsabilités.
Réactions et conséquences
L'ONF a indiqué coopérer pleinement avec la justice et a suspendu les agents concernés à titre conservatoire. L'incendie a causé des dégâts écologiques importants, détruisant des habitats d'espèces protégées. Les associations environnementales locales ont exprimé leur colère et demandent des mesures renforcées pour éviter de tels incidents.
Cette affaire relance le débat sur les pratiques de gestion forestière et la prévention des incendies. Les experts rappellent que la plupart des feux de forêt en France sont d'origine humaine, souvent involontaire.



