Un adolescent de 17 ans, confié à l'aide sociale à l'enfance, est décédé mardi 23 juin 2026 à Narbonne, cinq jours après avoir été violemment passé à tabac. L'agression, filmée et diffusée sur les réseaux sociaux, a conduit à la mise en examen de cinq jeunes, dont trois mineurs, pour « tentative d'assassinat », a annoncé le procureur de la République de Narbonne, Jean-Philippe Rey.
Les faits : un guet-apens dans un chantier
Samedi 20 juin, peu après 9 heures, un ouvrier découvre le corps inanimé d'un jeune homme sur un chantier à Narbonne. Les pompiers prennent en charge la victime, inconsciente. Selon le procureur, l'adolescent présentait « des ecchymoses aux yeux, de multiples hématomes au front ainsi que des saignements au niveau de la bouche et du nez ». Les premiers éléments d'enquête révèlent que le jeune a été tabassé le soir du vendredi 19 juin, attiré dans un guet-apens pour « le battre à mort ».
La victime : un adolescent placé à l'aide sociale
Le jeune de 17 ans vivait dans un foyer de Narbonne. Selon L'Indépendant, il avait été placé « non pas à la suite d'une décision de justice, mais sur demande de la famille ». Transporté d'abord à l'hôpital de Narbonne, puis à Perpignan en raison de son état grave, il a succombé à ses blessures mardi après-midi.
Les suspects identifiés grâce à une vidéo
Les agresseurs ont filmé la scène et diffusé la vidéo, devenue virale. Celle-ci a permis d'identifier cinq suspects, rapporte le procureur. Sur les images, on voit « clairement un groupe de plusieurs jeunes hommes en train de rouer de coups la victime avant de l'abandonner sur place, inanimée ». Les cinq jeunes, dont trois mineurs, ont été interpellés et placés en garde à vue. Le procureur estime que « les faits d'une particulière gravité étaient prémédités ». La piste de la vengeance est privilégiée, mais le « motif n'est pas clairement déterminé », les « explications sont contradictoires à ce sujet ».
Mise en examen et détention provisoire
Présentés à un juge d'instruction mardi, les suspects ont été mis en examen pour « tentative d'assassinat » et placés en détention provisoire. Ils encourent la réclusion criminelle à perpétuité, mais le magistrat rappelle qu'ils « bénéficient de la présomption d'innocence ». Selon le procureur, les suspects « n'ont peu ou pas d'antécédents » judiciaires. Le lien entre eux résiderait dans les différents foyers où ils ont été placés en Occitanie, selon L'Indépendant.



