L'influenceur AD Laurent, connu pour ses contenus sulfureux sur TikTok, est désormais visé par une enquête judiciaire pour des accusations de viols. Selon nos informations, une juge d'instruction a été récemment désignée pour examiner les faits, qui remonteraient à 2018 en Australie. La plaignante, une jeune Française d'une vingtaine d'années, a porté plainte en mars 2024, et son avocat, Me Jean-Christophe Basson-Larbi, se félicite de cette avancée, qu'il considère comme "la suite logique de sa plainte criminelle".
Des faits contestés
Adrien Laurent, 31 ans, ex-candidat de téléréalité et star des réseaux sociaux avec un demi-million d'abonnés, conteste fermement les accusations. Dans une interview au Parisien en juin 2025, il a déclaré : "C'est n'importe quoi. Ces accusations sont fausses et très graves. Je n'ai jamais violé personne." Son avocat, Me Édouard Pontois, rappelle que son client n'a jamais été condamné et que son casier judiciaire est vierge.
Le récit de la plaignante
Selon la plainte consultée par Le Parisien, les faits se seraient déroulés en avril 2018 à Sydney, en Australie. La jeune femme, qui habitait alors sur place, aurait rencontré l'influenceur dans une boîte de nuit. Après plusieurs échanges, il l'aurait invitée dans un bar, puis chez lui. Elle affirme avoir refusé un rapport sexuel sans préservatif, mais qu'il l'aurait pénétrée par surprise pendant qu'elle feignait de dormir. Une autre fois, il lui aurait imposé une fellation sous la douche. Elle a mis fin à cette liaison et a attendu six ans avant de porter plainte.
Un parcours polémique
AD Laurent est régulièrement au cœur de controverses. Ses shows en boîte de nuit, où des strip-teaseuses miment des actes sexuels, ont choqué jusqu'à Thierry Fontaine, président de la partie nuit de l'Umih, qui a déconseillé aux patrons de discothèque de l'inviter. Malgré cela, il continue d'attirer un public jeune. L'association féministe Femmes solidaires de Saint-Nazaire a tenté en vain de faire annuler son dernier spectacle à Guérande, dénonçant "une forme de masculinité violente".
La plaignante, toujours traumatisée selon son avocat, reste fragile. L'enquête devra déterminer la vérité sur ces accusations graves.



