Une trentaine d'hommes ont été interpellés en France entre le 19 et le 23 juin 2026, soupçonnés d'avoir téléchargé et visionné une vidéo montrant des sévices sexuels sur un bébé de 18 mois. L'opération, menée par la police judiciaire, a concerné 29 suspects âgés de 23 à 71 ans, répartis dans plusieurs régions du pays.
Une enquête déclenchée par un signalement
Selon une source proche de l'enquête, tout a commencé par un signalement de la plateforme américaine de partage de fichiers Mega, qui a alerté les autorités françaises en avril 2026. La vidéo, d'une durée de 30 minutes, montrait des viols sur un nourrisson. Les enquêteurs de l'Office central de lutte contre les violences aux personnes (OCRVP) ont alors identifié les adresses IP des téléchargeurs.
Les perquisitions ont eu lieu dans une quinzaine de départements, dont Paris, la Seine-Saint-Denis, les Bouches-du-Rhône, le Nord et la Gironde. Les suspects sont majoritairement des hommes isolés, sans antécédents judiciaires pour la plupart. "C'est un profil classique de consommateurs d'images pédocriminelles, mais le caractère particulièrement violent de la vidéo a choqué même les enquêteurs aguerris", a confié une source judiciaire.
Des peines encourues jusqu'à 10 ans de prison
Les mis en cause sont poursuivis pour "détention et consultation habituelle d'images pédopornographiques" et "accès à un réseau de communication en ligne mettant à disposition de telles images". Les peines encourues vont jusqu'à 10 ans d'emprisonnement et 750 000 euros d'amende. Selon le parquet de Paris, les auditions sont en cours et les premiers jugements sont attendus pour 2026.
Cette affaire relance le débat sur l'efficacité des dispositifs de signalement et la coopération internationale. "Sans le signalement de Mega, ces hommes seraient passés sous les radars", a souligné un enquêteur. L'OCRVP a salué la réactivité de la plateforme, mais appelle à renforcer les obligations légales des hébergeurs.



