La cour d'assises de la Haute-Saône a rendu son verdict jeudi : Mireille Hennequin, une femme de 61 ans, a été condamnée à 25 ans de réclusion criminelle pour avoir tué son ancien compagnon, Jean René Imouza Ichiza, à Vesoul en janvier 2024. Le procès, qui a duré trois jours, a abouti à une peine inférieure aux 30 ans requis par l'avocate générale, qui avait également demandé une période de sûreté de 18 ans.
Les faits : une dispute mortelle
Les événements remontent au 11 janvier 2024. Une violente altercation a éclaté dans l'appartement de la victime à Vesoul. Selon les témoignages et les preuves présentés à l'audience, les deux anciens compagnons se sont échangés des coups avant que l'accusée ne se rende dans la cuisine pour saisir un couteau. Elle est ensuite revenue vers son ex-conjoint et l'a frappé à sept reprises. Touché au thorax, l'homme est décédé des suites d'une hémorragie massive, comme l'a révélé l'autopsie.
La défense plaide la légitime défense
Mireille Hennequin, qui présentait déjà 18 mentions à son casier judiciaire et avait été condamnée avec la victime pour des violences réciproques, a affirmé avoir agi en état de légitime défense. Son avocate, Emilie Breitner, a soutenu cette thèse, expliquant que sa cliente avait réagi aux violences qu'elle subissait. La scène a été filmée par une caméra installée dans l'appartement de la victime.
Des gestes jugés abjects
L'avocat des parties civiles, Julien Vernet, a souligné l'importance de cette vidéo : « Nous avons une vidéo concrète, où on voit très bien ce qui s'est passé. » Il représentait l'ex-concubine, les enfants et les petits-enfants de la victime, décrite comme un homme « qui avait le cœur sur la main ». Après les coups de couteau, l'accusée a également craché sur son ancien compagnon en proférant des insultes raciales. « Ce crachat est un geste abject, symbole du mépris total de l'autre », a déclaré Me Vernet.



