Ce vendredi 1er mai, à l'appel de l'Union locale CGT, une centaine de personnes ont défilé dans les rues de Cannes, de la gare à l'hôtel de ville en passant par la rue d'Antibes, pour défendre le caractère férié du 1er mai et exiger davantage de justice sociale.
Un cortège bruyant dans les rues cannoises
Le cortège, hérissé de drapeaux CGT et accompagné d'une sono puissante, a surpris les touristes présents. Thierry Maillart, secrétaire général de l'Union locale des syndicats du bassin cannois, a donné le départ depuis une camionnette, rappelant que le 1er mai est avant tout une journée internationale de lutte pour les droits des travailleurs.
Les manifestants ont scandé des slogans comme « Macron, Lecornu, pas touche au 1er mai, pas touche à la Sécu ! » et ont écouté des chants révolutionnaires tels que « Antisocial » de Trust, « Bandiera Rossa » et « Bella Ciao ».
Des participants de tous âges
Alicia, 9 ans, participait à sa première manifestation, tenant fièrement son drapeau. Son père Cyril, 43 ans, syndiqué CGT depuis 2020, a expliqué l'importance de se mobiliser contre les idées dangereuses pour la démocratie. Il a dénoncé la menace sur le jour férié, y voyant une volonté du gouvernement de détruire la sacralité de cette date issue d'un mouvement social réprimé à Chicago. Concernant le volontariat, il a estimé qu'il s'agit d'une notion biaisée, car on ne peut pas être volontaire quand on est soumis à une hiérarchie.
Des revendications sociales plus larges
Michel Hugues, manifestant et candidat de l'Union de la gauche aux dernières municipales à Cannes, a qualifié cette attaque de manque de respect pour les travailleurs. Edith, 38 ans, au RSA, a milité pour la liberté, l'équité et la solidarité. Nicolas, délégué syndical de 50 ans originaire de Mougins, a déploré la destruction des acquis sociaux, citant la baisse des effectifs dans son entreprise, passés de 80 en 2003 à 38 cette année.
Devant le Palais des festivals, qui se prépare pour le 79e Festival de Cannes, le discours syndical a évoqué la main-d'œuvre de l'ombre dans l'événementiel et les 1 300 morts au travail en 2024 en France. Julien Amarger, membre de FSU-Snuipp, a conclu devant l'Hôtel de ville en célébrant cette première victoire contre la proposition de loi Attal, tout en s'interrogeant sur sa pérennité.



