Depuis douze ans, il circulait sans permis de conduire. Ce mardi, un prévenu comparaissait devant le tribunal correctionnel de Grasse pour avoir conduit sans autorisation pendant plus d'une décennie. Il a été condamné à une amende de 300 euros et à une interdiction de conduire de quatre mois.
Un contrôle révélateur
Le 10 février dernier, lors d'un contrôle routier, les forces de l'ordre ont constaté que le permis de conduire de Monsieur C. était annulé depuis 2014. Soit douze années passées à prendre le volant sans autorisation. "Avec toutes les complications que cela comporte et les risques pour ses concitoyens", a commenté la procureur de la République.
Les affirmations du prévenu
Monsieur C., pourtant, affirme haut et fort devant le tribunal qu'il possède bien son permis. Il explique travailler à une vingtaine de kilomètres de son domicile et que le permis lui est indispensable pour conserver son emploi. "Mais je l'ai", s'insurge-t-il, affirmant avoir obtenu une autorisation provisoire de la préfecture en 2017. À l'époque, après avoir réussi l'examen théorique, la préfecture lui avait délivré un permis provisoire de quatre mois. Depuis, il n'a cessé de rouler, convaincu de la validité de son titre.
Une erreur de l'administration ?
Le prévenu accuse la préfecture d'une erreur dans la procédure. Il produit des documents, mails et courriers, pour prouver qu'il a effectué les examens de santé nécessaires à la validation du permis. Mais la présidente du tribunal, Pascale Cina, rappelle que cette erreur administrative "ne vous ouvre en aucun cas le droit de conduire". La procureur ajoute : "Votre position bornée ne plaide pas en votre faveur."
La décision du tribunal
La procureur avait requis une interdiction de conduire de six mois et une amende de 500 euros. Finalement, le tribunal a condamné le prévenu à 300 euros d'amende et quatre mois d'interdiction de conduire un véhicule.



